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L'UNEF/ ACTION SYNDICALE

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1963

JANVIER 1963 ● POURQUOI UN SYNDICAT ? ● Partant des difficultés pour les étudiants inscrits à la Sorbonne à mener leurs études dans de bonnes conditions et pointant la pénurie qui existe à tous les niveaux, les militants syndicaux FGEL explicitent les rôles et valeurs du syndicalisme et l’importance de la prise en charge collective par les étudiants eux-mêmes des questions les concernant particulièrement. Ce n’est qu’à cette condition que le syndicat deviendra un organisme démocratique. Sans cet engagement collectif c'est une structure technocratique de plus.
 ● Antoine Griset, Président de la F.G.E.L - Journal Le Monde, semaine du 24 au 31 janvier 1963 N° spécial rédigé par les étudiants de la F.G.E.L.

MARS 1963 ● GRÈVE DES MINEURS DE CHARBON ● Le Bureau National de l'UNEF et plusieurs A.G.E soutiennent les mineurs. Invitation de l'Union Départementale C.G.T. de Gironde à participer à une journée départementale de collectage de fonds au profit des mineurs en grève.
Courrier du Bureau de l’Union Départementale des Syndicats C.G.T aux Bureaux des Unions départementales C.F.T.C.- F.O – C.G.C – F.E.N. et A.G.B.E (Association Générale des Étudiants de Bordeaux)
Réponse de la C.G.C à l’A.G.E.B

AVRIL 1963 ● ACTION UNIE ● POUR LA RÉNOVATION DE L’UNIVERSITÉ ● La nécessité et l’importance de l’unité d’action avec les autres syndicats est au cœur des débats du 52ème Congrès de l’UNEF. La grande grève des mineurs et le soutien unitaire des syndicats est dans toutes les mémoires et interroge l'unité d'action syndicale. Le syndicat doit faire un travail d’information auprès des étudiants et les amener à intégrer leurs questionnements dans une optique plus générale afin de rapprocher leurs revendications de celles des travailleurs. La démocratisation de l'enseignement universitaire passera nécessairement par un changement radical des structures sociales : plus ouvertes, moins cloisonnées et plus unies dans leur revendication. Il faut donc ouvrir le débat à tous les niveaux du mouvement et inciter les étudiants à réfléchir sur l’évolution du syndicat.
Les Cahiers de l’UNEF N°4, Avril - Mai 1963 article signé de Jean-Claude MERLE, Vice-Président Universitaire

« L’Affaire Neyrpic » Une action de formation syndicale sociale et économique par l’A.G.E. de Grenoble avec l’engagement des étudiants aux côtés des salariés de Neyrpic. Les Cahiers de l’UNEF N°4, Avril – Mai 1963

AVRIL - MAI 1963 ● UNEF● CONGRÈS DE DIJON ● LES PROBLÈMES DE LA FORMATION ● « Poser la question de la formation et de l'information dans un syndicat, c'est poser le problème du syndicat en général et de son but qui est de « faire prendre conscience et d'organiser » le milieu où il est implanté. Tout, dans l'UNEF, est formation et information ». Au Congrès de Dijon la commission formation a réfléchi sur la place de la formation dans la vie de l’étudiant, tant dans les groupes de travail et comités d’amphis que dans les stages en entreprise. Il n’en demeure pas moins que la F.G.E.L. regrette que n’ait pas été abordée la question de la formation syndicale.
Journal Combat - Semaine du 6 au 11 Mai 1963

AVRIL - MAI 1963 ● UNEF● CONGRÈS DE DIJONACTION REVENDICATIVE : TENDANCE PSYCHOSOCIOLOGIQUE. Après un stage de formation à la dynamique de groupe à Royaumont, un certain nombre de militants syndicaux proposent une autre forme d’action syndicale, pour une participation collective de la base aux décisions. Jean-Paul Sartre et Georges Lapassade donnent leur point de vue sur « le non directivisme ».
Antoine Griset, Jean Paul Sartre, Georges Lapassade -Journal Combat, Semaine du 6 au 11 Mai 1963

MAI 1963 ● LE GROUPE DE TRAVAIL UNIVERSITAIRE : UNE PANACÉE ? ● JEAN PAUL MALRIEU, VICE-PRÉSIDENT UNIVERSITAIRE ● Le groupe de travail universitaire est une cellule universitaire de base susceptible d’aider les étudiants par un travail collectif sur les cours, de les ouvrir à une autre forme d’approche des disciplines enseignées et de créer des relations différentes avec le corps enseignant. La pratique même des Groupes de Travail, les difficultés qu'ils rencontreront, la réflexion que les étudiants y commenceront sur leurs problèmes d'études et sur la vie syndicale, tout cela devrait amener une vitalité nouvelle à l’organisation". Les G.T.U. sont l'amorce de modifications profondes : cogestion de l'Université, affermissement des structures syndicales et participation des étudiants à la prise de responsabilités collectives. C'est un élément supplémentaire dans la bataille que mène le syndicat en faveur du salaire étudiant.
Lire l’analyse de Jean-Paul MALRIEU, Cahiers de l’UNEF, N° 3 Avril – Mai 1963

OCTOBRE 1963 ● LES RELATIONS INTERSYNDICALES ● La vie scolaire comme universitaire coupe volontairement l’étudiant du monde extérieur et contribue à creuser un fossé infranchissable entre la classe ouvrière et le monde étudiant. Pourtant, un certain nombre d’activités peuvent être développées en commun : organisation commune des loisirs, réflexion sur le devenir professionnel, ou le logement. Imposer une politique sociale au pouvoir, développer notre collaboration, tels sont les objectifs permanents du Mouvement. Ce travail commun transformera les conditions de vie des uns et des autres, au-delà de l'organisation sociale imposée par le pouvoir.
Xavier-Joseph – Journal Le Monde N° Spécial UNEF, Vendredi 18 Octobre 1963

NOVEMBRE 1963 ● LE FRONT INTERSYNDICAL DE TOULOUSE ● Bien avant les débats du 52ème Congrès et dès Mars 1960, l’Assemblée Générale des Étudiants de Toulouse crée un front d'union syndicale associant l'A.G.E. UNEF de Toulouse, la C.G.T, la C.F.T.C, le S.G.E.N et la F.E.N pour répondre de façon unie aux évènements d’Algérie. Cette union syndicale a particulièrement été présente également lors de la grève des mineurs. Solidaire des questions toulousaines ce front intersyndical, en 1963,  se positionne sur la loi anti-grève, la question des libertés en Espagne, la réforme de l’enseignement, le logement, les équipements sociaux et les impacts régionaux du Vème plan.
Les Cahiers de l’UNEF N°5, octobre - novembre 1963

NOVEMBRE 1963 ● PRATIQUE SYNDICALE : L’ACTION REVENDICATIVE ● Sur la base des orientations du Congrès de Dijon la plate-forme de l’action revendicative est axée sur l’universitaire. Pour redonner force au mouvement, il apparaît nécessaire de recentrer l’action revendicative autour de problèmes qui concernent directement les étudiants : la réforme de l’université (contenu, méthodes et structures de l’enseignement, moyens de la réforme) et le statut de l’étudiant (salaire étudiant). Les moyens d’action proposés sont les groupes de travail Universitaire (« opération GTU »), ou les cahiers de revendications élaborés par les étudiants… Toutes les actions entreprises localement par les étudiants et par les enseignants déboucheront sur une grande action nationale.
● Michel MOUSEL, Cahiers de l’UNEF N° 5, Octobre - Novembre 1963

25 – 30 NOVEMBRE 1963 ● LA GRÈVE DE L’UNIVERSITÉ ● Martine Micheland, Vice-présidente de l’UNEF, comme Michel Mousel dans leur analyse soulignent que ce n’est pas une grève comme les autres car les étudiants ne se sont pas mobilisés seulement sur les budgets de misère alloués à l’enseignement supérieur. D'autres mots d'ordre, d'autres voix se font entendre : «Non au bachotage», «Salaire étudiant », «Des cours, pas de sermons» . Cela ressemble à la revendication d'un statut d'adulte. Ils ne veulent pas non plus de l'Université technocratique en préparation au Ministère. Ils ont fait grève, ils ont manifesté parce qu’ils veulent  un changement des méthodes et des contenus de l’enseignement mieux adapté à la réalité économique et à l’avenir. Dans toutes les villes une réelle réflexion avec et autour des professeurs a eu lieu et la grève a été l’occasion d’une réelle mobilisation intérieure. On assiste à une prise de conscience syndicale du milieu étudiant.
Revue 21 x27, l’Étudiant de France N°4, décembre 1963-Janvier 1964

30 NOVEMBRE – 1ER DÉCEMBRE 1963 ● ASSEMBLEE GÉNÉRALE ● La semaine de grève s’est terminée pour l’UNEF par 2 journées d’Assemblée Générale pour faire le point sur les grands problèmes du mouvement, tant dans le secteur universitaire que dans le secteur intérieur, le secteur jeunesse ou sportif. Un bilan de la grève qui permet d’envisager les modalités d’actions concrètes à envisager en particulier autour de la cogestion. Compte rendu des principales décisions prises par cette assemblée générale.
Infos 21 x 27 L’Etudiant de France, N°4 – Décembre 1963 – Janvier 1964

DÉCEMBRE 1963 ● LES ÉTUDIANTS DANS LA NATION ● Guy Penne, ancien Président de l’UNEF, rappelle l’évolution de l’UNEF et du syndicalisme étudiant depuis 1945, la doctrine et les revendications de l’UNEF, son implantation en tant que syndicat représentatif du milieu, et son engagement politique pour la défense de l’université démocratique.
Tribune Socialiste N°174, 21 Décembre 1963

1964

JANVIER – FÉVRIER 1964 ● POUR UNE ACTION UNIVERSITAIRE DE BASE ● DOCUMENT D’ORIENTATION DU BUREAU NATIONAL AU CONGRÈS DE TOULOUSE ● Ce texte présente une approche théorique des problèmes de l’Action Universitaire de Base. Critique de la structure féodale du pouvoir de décision dans les facultés, Revendication de la participation des étudiants au processus de la prise de décision à partir d’une pratique d'analyses des méthodes et du contenu de l’enseignement. Introduction de la notion de licence par année et non par nombre de certificats, ce qui exclut le travail hors université et justifie pleinement la revendication de l’allocation d’études.
Article extrait des « Recherches Universitaires », Janvier-Février 1964, signé Jean Paul Malrieu

FÉVRIER 1964 ● NAISSANCE D’UN SYNDICALISME ÉTUDIANT ● Marc  Kravetz, Président de la F.G.E.L. analyse le mouvement syndical étudiant à une période où celui-ci se trouve face à une crise et cherche un second souffle après les mobilisations pour l’Algérie. Les formes de luttes doivent s’adapter à une société qui avec l’industrialisation  connaît les affres de la production et subit le profit et ses revers : chômage, fermeture des charbonnages, problème du logement. Il explicite les transformations du milieu universitaire peu politisé qui subit l’enseignement sans remettre en cause ni l’inadaptation des études ni celle de l’université. Il préconise une orientation syndicale axée sur une structure syndicale de base ancrée dans la vie quotidienne des étudiants et revendique l’action d’une gauche syndicale forte.
Les Temps Modernes, N°213, Février 1964 Marc Kravetz

PÂQUES 1964 ● TOULOUSE ● UNEF● 53ème CONGRÈS ● LA PLATEFORME UNIVERSITAIRE ● Bernard BESNIER, Vice-Président Universitaire fait le compte rendu du travail de la Commission universitaire du Congrès de Toulouse et montre les difficultés à faire comprendre que les malaises de l’enseignement supérieur, dénoncés par la longue grève de la fin 63, prennent leurs racines dans une crise des structures de l’université, des méthodes pédagogiques inadaptées et contraignantes. L’action syndicale doit dépasser les revendications qui mobilisent, pour un travail de réflexion sur la formation, l’organisation des structures d’enseignement, le statut de l’étudiant. Le texte d’orientation de la Commission propose trois pistes de réflexion : indépendance matérielle de l’étudiant, contenu de l’enseignement, modes de contrôles des acquis. Ce sont là les bases politiques des revendications minimales que peut promouvoir le syndicat. Le Nouveau Président présente le bureau, plus provincial que d'habitude et insiste sur la nécessité de l'unité d'action autour de l'orientation universitaire.
La plateforme universitaire .- 21 x 27 – L’Étudiant de France – N° 7 - Spécial – Avril 1964, pp.7-10
Bernard SCHREINER.- La Nouvelle équipe – 21 x27 - L’Étudiant de France – N° 7 - Spécial – Avril 1964- pp.14 – 15

Voir aussi le rapport et les débats de la Commission universitaire à la rubrique ESU/UNEF 60-71 ou à la rubrique Université

1964 ● ASSOCIATION GÉNÉRALE DES ÉTUDIANTS DE BORDEAUX ● SYNDICALISME D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN ● M. BELIN (Président de l'A.G. de Bordeaux en 1963) expose les incidences d’une société  évoluant de plus en plus vers le néo-capitalisme et en conséquence, le rôle et la place de l’étudiant dans une Université en crise. Il analyse le milieu étudiant, ses besoins, les aliénations dont il est prisonnier et ses attentes. Il interroge le syndicalisme étudiant, et définit la place de l’action universitaire de base. Il rappelle les thèmes des  luttes tels qu’ils ont été exposés à Toulouse au 53ème Congrès de l'UNEF. Il souligne l'importance des  relations intersyndicales et  la nécessité d'allier revendications permanentes et alternatives concrètes. Il termine son analyse par des réflexions sur la cogestion et l’importance que devrait avoir la pratique internationale.
AGEB – Association Générale des étudiants de Bordeaux  [1964] article signé M.Belin

AVRIL 1964 ● L’AFFAIRE PARIS- SCIENCES ● L’Association Corporative des Étudiants en Sciences de Paris a quitté le Congrès au prétexte qu’ils étaient exclus de l’UNEF et ont fait grand bruit auprès de la presse de cette affaire. Ils n’ont pas été exclus, seul un blâme pour attitude anti-démocratique a été prononcé par le Congrès. L’Association Corporative avait refusé d’organiser une Assemblée générale réclamée par près de 2000 étudiants. Cette assemblée générale était le seul recours permettant aux étudiants en Sciences d’exprimer leur volonté syndicale contre le conseil d’administration et un texte d’orientation refusé par la majorité des étudiants. Les règles de la démocratie syndicale ont été bafouées. C’est pourquoi une motion condamnant l’ACES a été votée par le Congrès
L’Affaire Paris-Sciences, 21 x 27 L’Étudiant de France – N°7- Spécial, Avril 1964

AVRIL 1964 ● ABECÉDAIRE ● Petit lexique du militant UNEF
Revue 21 x 27 L’Etudiant de France, N°7- Spécial, Avril 1964

SEPTEMBRE 1964 ● ACTION UNIVERSITAIRE DE BASE ● NECESSITÉ ET INTERVENTION SUR LA PRATIQUE UNIVERSITAIRE ● MODALITÉS DE LA MISE EN PRATIQUE ● Au-delà de la dénonciation des incohérences du projet FOUCHET il faut que l’action syndicale trouve un écho dans les préoccupations quotidiennes des étudiants. L’action syndicale de base, c’est-à-dire la pédagogie du syndicat doit à partir des problèmes vécus par les étudiants permettre la sensibilisation sur la nature réelle des difficultés rencontrées quotidiennement au-delà des carences matérielles. La mise en place des G.T.U (Groupes de Travail Universitaire), Comité d’amphi, Groupe d’études (G.E) doivent permettre d’étudier les réformes et les revendications à formuler à partir des expériences vécues.
Lire l’analyse critique présentée par le secteur universitaire du Bureau de l’UNEF (« Minoritaires ») issu du Congrès de Toulouse, signée M.ROSTAIN

1965

JANVIER 1965 ● U.N.E.F : MÛRISSEMENT OU POURRISSEMENT ? ● A la veille de l’Assemblée Générale de la fin janvier 1965 la section ESU Sorbonne Lettres fait le point sur les analyses divergentes à l’intérieur du syndicat suite aux assemblées générales de Juillet, septembre et décembre 1964. Les uns pensent qu’il faut développer l’action syndicale contre le Plan Fouchet et promouvoir une réforme démocratique de l’enseignement, d’autres préfèreront inscrire l’action syndicale autour de la question de l’allocation d’études. Les auteurs constatent qu’il manque un axe politique concret, vraiment ressenti au niveau des étudiants, pour permettre de fonder une véritable stratégie du mouvement étudiant.
Perspective<s>- Cahier bimensuel de la section Sorbonne-Lettres, N°6, Janvier 1965

JANVIER 1965 ● U.N.E.F : DÉBATS POLITIQUES IMPORTANTS ●Jean-Claude Gillet fait l’analyse des différentes tendances politiques qui se manifestent à l’intérieur de l’UNEF. La tendance majoritaire estime que le syndicat n’a pas les moyens, face à la majorité des étudiants dépolitisés, de porter son combat contre la technocratisation de l’université et de d’imposer une lutte pour des réformes structurelles de l’enseignement. La tendance minoritaire pense au contraire que le syndicat doit faire prendre conscience aux étudiants des contradictions de l’université, des conséquences de la réforme Fouchet par une pratique universitaire de base développant le sens critique de l’étudiant. Il propose une réflexion sur la nécessaire mutation du syndicat et incite à ne pas abandonner les orientations qui ont été prises jusqu’ici.
Tribune Socialiste N°225, 30 janvier 1965

AVRIL 1965 ● DE L’ALGÉRIE A LA RÉFORME FOUCHET : CRITIQUE DU SYNDICALISME ÉTUDIANT I et II ● MARC KRAVETZ et ANTOINE GRISET ● Point de vue sur les difficultés à élaborer un syndicalisme étudiant . Analyse du positionnement des différents bureaux nationaux entre 1963 et 1965 où s’affrontent des positions politiques de gauche, et une action revendicative qui ne peut être entendue et suivie par la base qu’en s’appuyant sur des revendications modérées, voire corporatives. Analyse du milieu étudiant, de ses pratiques et de son positionnement. Affirmation de la nécessité de donner un contenu de classe à l’organisation pour dévoiler les mystifications dont sont victimes les étudiants. Pour Kravetz et Griset, au-delà de ce contexte, la construction du syndicalisme étudiant est une nécessité politique, comme l'est la constitution d'une organisation révolutionnaire en milieu étudiant.
Les Temps Modernes, Avril 1965 n° 227
Les Temps Modernes, Mai 1965 n° 228

NOVEMBRE 1965 ● ASSOCIATION GÉNÉRALE DES ÉTUDIANTS DE BORDEAUX ● DES SUCCÈS ET DES ÉCHECS ● ÉDITO DE PIERRE DELFAUD, PRESIDENT DE L’A.G.E.B. ● Bilan de l’année et rappel des actions nationales : discussions et luttes contre la réforme Fouchet, revendications pour l’allocation d’études – et des actions locales : mise en place du centre socioculturel sur le campus, action universitaire de base, les comités d’amphi et les G.T.U (groupe de travail universitaire).
A.G.E.B. 65 .- Bulletin mensuel d’information de l’AGEB, [Novembre], 1965

 1966

JANVIER 1966 ● ASSOCIATION GÉNÉRALE DES ÉTUDIANTS DE BORDEAUX ● LE SENS D'UNE ACTION OU LES LIGNES DE FORCE DU SYNDICALISME ÉTUDIANT ● L’AGEB explicite les lignes de force qui sous-tendent la recherche et l’action du syndicalisme étudiant et rappelle les thèmes d’intervention de l’U.N.E.F. : université démocratique, statut étudiant, unité et solidarité intersyndicales tant en France qu’avec les étudiants du monde entier.
P.DELFAUD, Président d’honneur de l’A.G.E.B., Edito du Bulletin d’information, Janvier 1966

PÂQUES 1966 ● TEXTE D’ORIENTATION DES E.N.S PRESENTÉ AU CONGRÈS DE GRENOBLE Ce texte en trois parties : définition de l’université, l’intervention syndicale, et perspectives présenté par l’équipe des E.N.S animée par J.TERREL est un long exposé sur l’analyse de l’Enseignement supérieur et ses perspectives de fonctionnement. La question de l’existence ou non d’un syndicalisme de masse reste posée et trouve ses limites compte tenu de l’hétérogénéité du milieu étudiant.
Lire le texte

NOVEMBRE 1966 ● LE GROUPEMENT SYNDICAL DE L’IEP (INSTITUT D'ÉTUDES POLITIQUES, PARIS)● A l’occasion des élections de l’Amicale des étudiants de l’IEP, amicale « apolitique », le Groupement Syndical a fait campagne pour promouvoir, dans l’esprit de l’UNEF, un « syndicalisme de participation », engagé, ayant pour objectif « la réalisation d’une université réellement démocratique ».
Editorial du Journal du Groupement Syndical des étudiants de l’IEP (n° 2, décembre 1966)

DÉCEMBRE 1966 ● QU’EST-CE QUE LA PRATIQUE SYNDICALE ? ● Ce texte, publié par le Bureau Terrel, élu au Congrès de Grenoble, témoigne de l’évolution idéologique de l’équipe ENS, acquise durant l’été aux thèses du «marxisme-léninisme ». Le point de vue des auteurs reflète malgré tout, pour l’essentiel, les positions des équipes précédentes, 1964-1965. Ce texte montre que l’activité syndicale va au-delà de l’organisation d’une grève : la pratique syndicale doit relier les problèmes étudiants aux problèmes politiques : c’est la volonté de transformation démocratique du système universitaire qui fixe les buts à assigner à l’intervention syndicale. La pratique syndicale doit, en outre, s’appuyer sur les luttes de masses, faire participer le maximum possible d'étudiants à la bataille pour l'Université démocratique. Ainsi la pratique syndicale n’est pas suiviste mais transforme et élève le niveau de conscience ; ce qui implique le refus de tout spontanéisme.
PRATIQUE SYNDICALE : LA PRATIQUE DE BASE ● LA PRISE DE PAROLE EN AMPHITHÉATRE ● De la même façon que sont constitués dans les quartiers des comités Vietnam de base pour soutenir la lutte du peuple vietnamien, les militants sont invités, à l'université, à créer des "structures de base" (comité de base – comités d’amphi).
La fonction principale du comité de base est de permettre aux étudiants de se mobiliser sur des objectifs réels en ouvrant le débat sur une analyse du système d’enseignement. La fonction du comité d’amphi est à la fois expression et contestation des modèles dominants dans le système universitaire. Le syndicat ne vise pas à contester verbalement un système donné mais plutôt à le transformer. Des exemples permettent aux militants de mieux comprendre le fonctionnement des structures de base. L’article se termine par des conseils sur la prise de parole militante en amphi.
● « Qu’est-ce que la Pratique syndicale »- “21 x 27”, UNEF/UGE N°15 Décembre 1966
« La pratique de Base » - « “21 x 27”, UNEF/UGE N°15 Décembre 1966

DÉCEMBRE 1966 ● LUTTER CONTRE L’UNIVERSITÉ DE CLASSE ● Il ne s'agit pas d'une proclamation abstraite, mais d'un appel à la lutte pour une université qui serait celle de tous les travailleurs. Le Plan Fouchet n’a pu être stoppé aussi il est essentiel que, l'année même de l'entrée en application d'une partie de la réforme dans le supérieur, les étudiants marquent solennellement leur désaccord fondamental avec le renforcement de la fonction de classe de l'Université. L’UNEF appelle à une campagne nationale d’action du 12 au 27 décembre et propose une plate-forme nationale d’action sur les normes d’encadrement, les problèmes pédagogiques et le contenu de l’enseignement.
UNEF, Spécial Campagne : Oser lutter, savoir lutter contre l’université de classe, Supplément étudiant au Nouvel Observateur N°108, 7 décembre 1966.

UNEF, Spécial Campagne : Oser lutter, savoir lutter : plate-forme nationale d’action, Supplément étudiant au Nouvel Observateur N°108, 7 décembre 1966

DÉCEMBRE 66 ● LA CAMPAGNE DE L’U.N.E.F. AU 1er TRIMESTRE ● LES PROBLÈMES PÉDAGOGIQUES ● ORIENTATION ET SPÉCIALISATION ● La rentrée 67 est celle de la mise en place de la 1ère phase de la réforme FOUCHET. Des questions sur les aménagements de la phase transitoire s’ajoutent aux problèmes de dysfonctionnements de l’Université déjà connus. Pour l'UNEF, la conjoncture est donc favorable à une campagne de dénonciation du système.
Le texte reprend les analyses exposées dans le supplément étudiant au N°108 du journal Le Nouvel Observateur : « Oser lutter, savoir lutter contre l’Université de classe ». Pour éviter tout corporatisme, la campagne devra intégrer les questions plus générales de l’enseignement. Des rapprochements avec le corps enseignants et les centrales ouvrières devront être développés pour donner plus de contenu à la campagne, en particulier sur les problèmes de formation professionnelle. Un colloque sur l'enseignement supérieur est prévu.
"21 x 27", UNEF/UGE, N°15 Décembre 1966
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1967

JANVIER 1967 ● L’ACTION SYNDICALE ET LES DIFFICULTÉS DE LA MISE EN APPLICATION ● Démission du Bureau qui constate que l'UNEF est sur un projet politique en rupture avec la tendance majoritaire qui n’est pas investie dans l’action syndicale et qui n’a pas les moyens de théoriser. Il explicite la crise structurelle du syndicat étudiant.
Rapport TERREL à l’Assemblée Générale des 14 et 15 janvier 1967

1968

JANVIER 1968 ● ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ● EXTRAIT DU RAPPORT DU B.N. ●  Volonté exprimée au cours du 1er trimestre par le Bureau National de resserrer les  liens avec les A.G.E. et de coller au plus près de la réalité de terrain. Volonté mise en échec par le manque de communication générale entre les A.G.E. et le Bureau National. Chacune des A.G.E. agit seule sans respect de la discipline syndicale et sans retour au Bureau National. Ce type de phénomène, outre les problèmes politiques qu’il pose, rend évidemment impossible toute liaison entre le Bureau National et le mouvement dans son ensemble et le fragilise. Nécessité de différencier pratique politique et pratique syndicale.
Lire l’extrait du rapport du B.N. à l’Assemblée Générale de Janvier 1968

25 AVRIL 1968 ● CONFÉRENCE DE PRESSE DU BUREAU NATIONAL DE L’UNEF ● Le Bureau national dénonce les attaques physiques récentes contre les locaux et les militants et propose au troisième trimestre des actions revendicatives fortes comme le boycott éventuel des examens dans le but de poser la question de leurs formes et du contenu de l'enseignement et des actions pour garder les libertés obtenues dans les cités universitaires. Il se prononce contre toutes négociations avec les instances représentatives du Gouvernement.
Lire le communiqué de presse

ÉTÉ 1968 ● PROPOSITION POUR UNE NOUVELLE CHARTE DE L’UNEF
Ce projet est proposé à la discussion de tous ceux qui ont participé aux luttes de mai. Programme d’action de l’UNEF et proposition d’une nouvelle organisation pour mieux s’adapter au mouvement et à ses tâches.
Lire la Nouvelle Charte, L'Étudiant De France, Juillet-Août 1968

DÉCEMBRE 1968 ● AXES DE LUTTES ● ANNEXE DU TEXTE D’ORIENTATION DU 57ème CONGRÈS DE L’UNEF Á MARSEILLE ● Définition des axes de luttes pour l’année universitaire à venir : revendication d’exercice du droit syndical dans les facultés et sur l’ensemble des campus ; luttes contre les mesures d’austérité (bourses, loyers, restaurants universitaires) ; luttes contre la participation et la co-gestion à l’université ; lutte contre la sélection par l’instauration des numerus clausus enfin élargissement des luttes au contexte international contre l’impérialisme.
L’Étudiant de France, Nouvelle Série N°5, Février 1969

1969

MAI – JUIN 1969 ● BILAN CRITIQUE DU C.A. PSYCHO-SOCIO DE RENNES ● Le texte analyse l’action syndicale en socio et en psycho au cours de l’année et en fait une analyse critique. Il en ressort la nécessité de consolider la formation politique des étudiants pour un travail à la base plus concret et plus homogène.
L’Etudiant de France – Nouvelle Série N°2, Mai – Juin 1969

1970

JANVIER 1970 ● CONTINUONS LE COMBAT ! ● Après les grèves de la fin 1969, l’UNEF analyse la situation sur les différents fronts de luttes : les travailleurs sont touchés par l’inflation et la dévaluation, comme par l’actionnariat qui perce dans les entreprises. L’Université renforce la sélection, l’armée enrôle les jeunes travailleurs et les étudiants. L’impérialisme se fait de plus en plus imposant sur le plan international. L'UNEF propose un plan d’action.
L’Étudiant de France, N°4 Janvier 1970

JANVIER 1970 ● CONCOURS ● AGRÉGATION ET CAPES : FAUT-IL BOYCOTTER ?● Le bilan du boycott des concours en mai 1969 n’est pas satisfaisant. Quelle autre forme de luttes faut-il organiser ? Rapport entre le SNES, le SNESUP et l’UNEF. Quelle remise en cause de la fonction de l’enseignement, de la sélection, de la formation des maîtres ? L’UNEF propose un plan d’action pour l’année 1970.
L’Étudiant de France, Janvier 1970 N°4 Voir aussi la rubrique Université/les réformes universitaires1969-1970

28 – 29 NOVEMBRE 1970 ● RÉFLEXIONS POUR UNE UNIFICATION DES PRATIQUES DES DIFFERENTES STRUCTURES ● Après l'Assemblée Générale les 28 et 29 Novembre à Paris, des militants U.N.E.F et des comités de luttes, ainsi que des inorganisés ont rédigé un texte dont Guy CAROZ se fait le rapporteur et proposent une nouvelle organisation du syndicat étudiant en partant de la base et en créant des structures militantes autonomes par rapport au PCF et à l’AJS afin de dépasser la bataille bureaucratique de défense de l’appareil.
Texte de Guy CAROZ

1971

LES E.S.U. A LA DIRECTION DE L’UNEF, CONTINUITÉ IDEOLOGIQUE ET TACTIQUE D’UN PARTI Seule une organisation politique, implantée dans toutes les villes, disposant d’un minimum de discipline et de cohésion politique semblait pouvoir dynamiser l’UNEF. Sur cette base, les E.S.U s'investissent à la direction de l'UNEF en 1967.
Analyse rétrospective de la situation (Eléments pour une histoire du mouvement étudiant avant Mai 1968 édité par le Centre de Coordination et de Recherche sur le Mouvement Étudiant (1972) – SECTION II pp.15-17)

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