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FAURE


ESUFOUCHET

Tract ESU "contre l'Université technocratique de FOUCHET" <1966>




 


UNIVERSITÉ / LES RÉFORMES UNIVERSITAIRES

 

1963

JANVIER 1963 ● SITUATION ACTUELLE DE L’ENSEIGNEMENT ● C’est sur des bases établies par Napoléon que s’organise l’architecture de l’enseignement tel qu’il est aujourd’hui. A chercher des solutions provisoires et à refuser une réforme d’ensemble, à traiter l’enseignement comme un parent pauvre du budget national, la situation actuelle, ne peut qu’empirer. Un enseignement unique, donnant les mêmes chances à tous, offrant à tous la possibilité de développer les capacités dans la spécialité qui convient le mieux, évitant les orientations sur lesquelles on ne peut pas revenir, voilà la réforme qui semble à la fois la plus démocratique, la plus rationnelle et la plus conforme aux intérêts à long terme de l'économie. La structure de l'enseignement doit être adaptée à la structure sociale.
Opposé aux réformes d'aujourd'hui, le Plan LANGEVIN-WALLON rédigé en 1944 par une commission ministérielle présidée par Paul Langevin et Henri Wallon est un plan de réforme audacieux et novateur. Il n’est pourtant qu’une référence et n’a jamais été adopté. L’article en précise les grandes orientations et les principes.
Journal Le Monde, semaine du 24 au 31 janvier 1963 N° spécial rédigé par les étudiants de la F.G.E.L.

1964

1er AOUT 1964 ● LA RÉFORME DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ● Publication par le journal Le Monde de plusieurs lettres de professeurs réagissant à l’étude de Bertrand Girod de l’Ain publié par  le Monde (1 au 8 Juillet 1964) sur la réforme de l’enseignement supérieur. La question de l’examen d’entrée à la Faculté est abordée et débattue mais aussi dénoncée comme un remède inutile, en revanche le manque criant de professeurs face à un effectif d’étudiants toujours en augmentation est chiffrée. Le détachement d’agrégés enseignant en lycée ne peut être qu’une solution à court terme et ne résout en rien le manque de professeurs. Ivan GOBRY, chargé d'enseignement à  la faculté  libre de philosophie de Paris propose l’instauration de stages pratiques d’étudiants, en lycées.
Correspondance : La réforme de l’enseignement supérieur Le Monde, 1er Août 1964

9 SEPTEMBRE 1964 ● LES RÉFORMES FOUCHET : IMPROVISATION ET INCOHÉRENCE ● La conférence de presse du Ministre de l’Éducation Nationale laisse perplexe. Il constate le mauvais fonctionnement de l’orientation tant dans le secondaire qu’à l’entrée dans le supérieur et décide en conséquence de supprimer l’examen de probatoire et l’année de propédeutique dans les facultés, tout en ouvrant une session en septembre pour les recalés du Bac en Juin. Ce ne sont pas ces décisions qui vont répondre au manque de professeurs, d’établissements et d’adaptation de l’enseignement à la réalité. Fermer la porte du second degré ou de l’enseignement supérieur aux élèves en difficulté sans leur proposer l’alternative d’un enseignement technique ou professionnel supérieur n’est autre qu’une décision de sélection par l’échec.
Tribune Socialiste N° 208, 3 Octobre 1964

3 DÉCEMBRE 1964 ● NON AU PLAN FOUCHET ! ● Meeting de protestation contre la politique du pouvoir en matière d’enseignement. 4000 étudiants, soutenus par les syndicats enseignants et ouvriers ont répondu présents à Paris et en province, dans une démonstration d’opposition unitaire. Le P.S.U dès les premières publications de ce plan a soutenu l’UNEF. Il souligne ici le danger des revendications parcellaires et invite à l’élaboration d’un programme pour un vrai changement de l’université.
Tribune Socialiste N° 218, 12 Décembre 1964

1965

JANVIER 1965 ● PROPÉ ET LE PLAN FOUCHET ● La propédeutique jusqu’en 1966 est le nom de la 1ère année d’études supérieures, préparatoire aux licences dans certaines universités. Le plan Fouchet prévoit sa suppression. Les étudiants en propédeutique refusent sa suppression et préfèrent réfléchir à son adaptation. Ils pensent qu’il est plus urgent de se mobiliser sur les réformes structurelles de l’Université et sur la réponse à donner au plan Foucher plutôt que de lancer le syndicat sur l’allocation d’études.
Perspective<s>- Cahier bimensuel de la section Sorbonne-Lettres, N°6, Janvier 1965

JANVIER 1965 ● ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : UNE FAUSSE RÉFORME ● Dans une lettre ouverte, le Syndicat national de l’Enseignement supérieur (F.E.N.) dénonce la réforme Fouchet et montre que raccourcir le temps de formation des enseignants, ne donner aucun moyen supplémentaire alors que le nombre d’étudiants est toujours plus important, changer les intitulés des années d’études, ne résoudra en rien la crise structurelle de l’enseignement supérieur. Il démontre que l’enseignement supérieur n’est que le reflet de l’état actuel des rapports de force dans la société. Il demande aux militants socialistes de définir les objectifs et missions de l’université et les conditions économiques politiques et sociales nécessaires à la réalisation de ces objectifs.
Tribune Socialiste N° 225, 30 Janvier 1965

AVRIL - NOVEMBRE 1965 ● LES ÉTUDIANTS EN SCIENCES CONTRE LE PLAN FOUCHET ● LA GRÈVE EN SCIENCES Á PARIS ● LE PLAN FOUCHET – ZAMANSKY ● La nouvelle organisation des études supérieures voulue par le plan Fouchet interviendra dès la rentrée 66 en faculté des Sciences de Paris. Celui-ci prévoit une orientation dès la fin du 1er cycle vers des filières courtes ou vers la maîtrise. A cela s’ajoute la déclaration du doyen de la faculté qui souhaite instaurer une sélection par le type de baccalauréat à l’entrée en propédeutique et un examen d’entrée à la faculté dés la rentrée 67, refuse toute cogestion avec les étudiants, la syndicalisation des personnels et prévoit des contrats de recherche avec l'industrie. Contre la sélection, contre le plan Fouchet et les décisions encore plus radicales du doyen Zamanski, les étudiants de Sciences et les étudiants PSU, soutenus par les professeurs du S.N.E.S Sup, ont contraint la "Corpo Sciences" qui accepte la réforme Fouchet, a une grève de trois jours les 5-6-7 avril 1965.
Tribune Socialiste N°235, 10 avril 1965
Tribune Étudiante, Nouvelle Série, N°1, Novembre 1965
Tribune Socialiste, N°261, 20 Novembre 1965 - Voir aussi à la rubrique "UNEF, Regards d'aujourd'hui", l'analyse de Daniel Richter

NOVEMBRE 1965 ● DE BOULLOCHE Á FOUCHET : UNE MÊME RÉFORME
De l’école primaire à l’Université des barrages successifs sont mis en place pour favoriser la sélection des futurs cadres. La politique gaulliste entend instituer un système de formation selon les seuls critères de la rentabilité et du profit au service d’une société capitaliste. C’est contre la radicalisation et la systématisation de cette organisation sélective de l’enseignement que doit s’engager le mouvement étudiant pour la combattre.
Lire le point de vue de Jean-Claude Bernard in Tribune Étudiante,  Nelle Série, N°1, Novembre 1965

1966

JANVIER 1966 ● ASSOCIATION GÉNÉRALE DES ÉTUDIANTS DE BORDEAUX ● RÉFORME DE L’ENSEIGNEMENT ● Dans son journal d’information l’A.G.E.B. présente les réformes prévues par le plan Fouchet tant pour l’enseignement secondaire que pour l’enseignement supérieur. Il est rappelé les grands axes de la réforme pour donner aux étudiants des bases de réflexion sur ce projet pour des discussions dans les comités d’amphi, les groupes d’études, les A.G et les corpos.
Bulletin d’information de l’A.G.E.B., [Janvier] 1966

MARS 1966 ● A.G.E.DIJON : [SIGNIFICATION POLITIQUE DE LA RÉFORME FOUCHET] ● Dans le cadre de la semaine revendicative lancée par l’UNEF, la section de Dijon, en tant qu’organisation politique apporte sa contribution à l’élaboration d’une réforme démocratique de l’Enseignement. Elle situe son analyse en examinant les structures socio-économiques pour éclairer la signification de la réforme FOUCHET . Elle tente de dégager des orientations pour l'instauration d'une université démocratique.
Perspective socialiste : Journal des Etudiants P.S.U de Dijon, N°3 Mars 1966

MARS 1966 ● UNE RÉFORME AVEC DE « NOMBREUX BLANCS » ● Le 24 Février 1966 le gouvernement, par la voix de Christian Fouchet, Ministre de l’Éducation Nationale, exposait sa réforme de l’enseignement, de la maternelle au doctorat et à la recherche scientifique. Si des points sont intéressants, il faut noter l’importance de la sélection tout au long du cursus scolaire jusqu’à l’université. Peu de structures professionnelles sont prévues pour faciliter l’orientation des jeunes. Par ailleurs, le budget national de l’éducation ne permettra pas la mise en place de cette réforme. La participation directe du patronat à l’enseignement, remise en cause de l’indépendance de l’Université,  inquiète aussi les militants.
Tribune Socialiste, N° 278, 19 Mars 1966

DÉCEMBRE 1966 ● LUTTER CONTRE L’UNIVERSITÉ DE CLASSE ● L’ENGRENAGE ● Fouchet déclare le 20 Octobre 1966 « quelque soit leur classe sociale, tous ceux qui en sont capables, doivent pouvoir monter jusqu’en haut de l’échelle ». Les classes sociales existent mais l’enseignement public, laïc et obligatoire aurait pour charge de « redistribuer les cartes ». Le mérite  et la capacité de chaque individu gommeraient les différences sociales. Avant la réforme Fouchet l'école et l'université sélectionnaient par l’échec maintenant il est proposé l’orientation en fonction des capacités de l’individu. Le Plan Fouchet va institutionnaliser l’existence de structures de relégation en multipliant les voies courtes.
UNEF, Spécial Campagne : Oser lutter, savoir lutter, supplément étudiant au Nouvel Observateur,N°108, 7 décembre 1966

1968

SEPTEMBRE 1968 ●  LOI FAURE SUR L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ● Le texte d’Edgar Faure réussit à concilier à la fois les intérêts du régime et les revendications de Mai. Les principes d’autonomie, de cogestion, du droit d’expression politique sont posés mais le détail des modalités d’application montre qu’entre le plan Fouchet et cette loi rien n’a changé. Les étudiants devront utiliser les brèches ouvertes pour décider d’une stratégie nouvelle. Les conseils paritaires ne sont pas le « pouvoir étudiant », mais seront un lieu où les revendications devront s’exprimer.
Lire l’analyse de Jacqueline Giraud, « La lettre contre l’esprit » Tribune Socialiste, Septembre 1968

OCTOBRE 1968 ● COMMISSION UNIVERSITAIRE DE L’UNEF ● NOTE SUR LES ASPECTS « POLITIQUES » ESSENTIELS DE LA LOI FAURE ● "Il ne s'agit pas de se livrer à une étude détaillée de chaque article de la Loi, mais d'examiner ses lignes de force, tout au moins telles qu'elles apparaissent dans le texte adoptée par l'Assemblée Nationale en première lecture"....
Lire la suite, UNEF-Inform, 8 Novembre 1968  

OCTOBRE 1968 ● « DE LA PARTICIPATION » ● Parmi toutes les mesures prévues par la Loi d’Orientation d’Edgar Faure, celles qui concernent la participation ont retenu l’attention des étudiants comme de la population puisque ce thème est le mot-clef du régime. L'UNEF refuse le principe de participation, car celle-ci ne peut être que collaboration dans l'aménagement de l'université de classe. Le Bureau National de l’UNEF souhaite que ce premier essai d’analyse politique serve de base à une discussion nationale et de propositions d’actions conséquentes à mener. Elles contribueront à exprimer la réalité du mouvement. Ce sera un des points importants abordés lors du prochain congrès de l’UNEF.
UNEF-INFORM, 8 Novembre 1968

SEPTEMBRE 1968 ● « NON ! LA BAULE N'EST PAS UNE VILLE UNIVERSITAIRE... » ● [LA LOI FAURE] ● L’UNEF, sous la plume de son Vice-Président Universitaire J.SAUVAGEOT, prend position contre cette nouvelle réforme : «  Qui aurait dit, avant la révolution de mai, qu'un ministre de l'éducation nationale de la V• République en viendrait à reconnaître la faillite complète de la réforme Fouchet et proposerait l'absence de barrage à l'entrée de l'enseignement supérieur, l'autonomie financière des universités, la suppression des chaires, la création de départements à directions élues, enfin la reconnaissance du droit des étudiants dans la désignation des responsables universitaires ? Mais combien est grande la distance entre les intentions proclamées et les réalités de la rentrée !... »
Le Monde, 13 septembre 1968

DÉCEMBRE 1968 ● DE FOUCHET Á EDGAR FAURE UNE MÊME POLITIQUE : L’ADAPTATION DE L’UNIVERSITÉ AUX BESOINS DU GRAND PATRONAT ● Le texte publié ici démontre au travers de l’histoire de l’Université comment l’institution est intimement liée au contexte socio économique global du pays, comment l’enseignement est adapté, de plus en plus, à la demande économique et aux évolutions des besoins du capitalisme. Ainsi apparaissent les raisons profondes des échecs successifs des diverses tentatives de réformes, du Plan Fouchet... à la loi Faure, sans oublier les propositions des colloques de Caen et d'Amiens. Ces réformes sont toutes faites de décisions prises pour répondre à un besoin à court terme, à des groupes de pression, et des intérêts de classe. En outre, aucun moyen financier n’est mis à disposition pour une véritable transformation de l’enseignement supérieur.
L’Etudiant de France, Nouvelle Série, N°4 Décembre 1968

1969

22 JANVIER 1969 ● Á BAS LA LOI FAURE ● APPEL Á UN MEETING DU P.S.U LE 30 JANVIER Á LA SALLE GAILLARD ● Le tract explicite la logique interne de la Loi Faure. Il dénonce une politique de rentabilisation de l’Université au profit de l’économie capitaliste. Il appelle à la non-participation des étudiants aux conseils de gestion des Universités.
Lire le tract d’appel à la manifestation édité par la section ESU de Clermont-Ferrand

AVRIL 1969 ● CONTRE LES CONCOURS C.A.P.E.S. AGREG. POUR UN MODE UNIQUE DE RECRUTEMENT ● L’Agrégation  et le C.A.P.E.S. sont des modes de recrutement « injustes, féroces, inadaptés et inacceptables ». Aucune des revendications des candidats n’a été satisfaite, aussi le Comité National des Candidats à l’agrégation et au C.A.P.E.S. appelle à une campagne d’information et de mobilisation pour soutenir leurs revendications.
L’Étudiant de France – Nouvelle Série N°7, Avril 1969

8 - 9 MAI 1969 ● C.A.P.E.S. – AGREG ● LE BOYCOTT DE L'AGREG ● COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU BUREAU NATIONAL DE L’UNEF ● Le 8 Mai une Assemblée Générale des candidats parisiens à l’agrégation décide par 543 voix contre 94 le boycott du concours. Le 19 Mai les épreuves du CAPES ont eu lieu. Bilan de l’action menée. L’UNEF apporte son soutien total au Comité National des Candidats à l’AGREG et au CAPES, à ses revendications et à ses actions.
L’Etudiant de France – Nouvelle Série N°8, Mai-Juin 1969
Communiqué de Presse, 9 Mai – Unef-Inform, N°10, 12 Mai 1969

3 - 4 MAI 1969 ● CIRCULAIRE - SOCIOLOGIE ● Le Bureau National de l’UNEF a décidé en Assemblée Générale des 3 et 4 Mai 1969 d’organiser une réunion nationale des étudiants de sociologie pour examiner les problèmes engendrés par la suppression du 1er cycle de socio.
Circulaire du Bureau National de l’UNEF, signée Luc Barret – Unef-Inform N°10, 12 Mai 1969

OCTOBRE 1969 ● OLIVIER GUICHARD CHARGÉ DE LA MISE EN PLACE DE LA LOI D’ORIENTATION DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ● En tant que Ministre de l’Éducation Nationale (du 22 juin 1966 au 6 juillet 1972), successeur d’Edgar Faure, Olivier Guichard précise aux Recteurs d’Académie et aux Doyens des Facultés les modalités du contrôle des connaissances en vue de l’obtention des diplômes d’enseignement supérieur.
Lire la lettre d’Olivier GUICHARD publiée par l’Étudiant de France, Octobre 1969 

20 NOVEMBRE 1969 ● PUBLICATION D’UNE CIRCULAIRE MINISTÉRIELLE POUR L’ORGANISATION DES ENSEIGNEMENTS DE LANGUE VIVANTE DANS LE SECONDAIRE ● DIX-HUIT JOURS DE GRÈVE Á LA FACULTÉ DES LETTRES DE POITIERS ● La pratique d’une deuxième langue vivante est rendue facultative dans le secondaire à partir de la rentrée 70. Cette décision est un pas de plus vers la fermeture des débouchés pour les étudiants en Lettres et a motivé la grève à la Faculté de Poitiers. Le Bureau National de l’UNEF décide une réunion nationale de toutes les facultés des Lettres pour élaborer des modalités de luttes communes à toutes les facultés sans que l’action se polarise sur cette seule circulaire.
 ● L’Etudiant de France, N° 4, Janvier 1970

1970

RENTRÉE 70 ET LES DIFFICULTÉS RENCONTRÉES PAR LES ÉTUDIANTS FACE Á LA MISE EN PLACE DE LA RÉFORME DES ENSEIGNEMENTS ● L’UNEF analyse les effets de la Loi Faure et invite les étudiants à lutter, à ses côtés, contre la restructuration de l’Université, les numerus clausus, la sélection, l’illusion de la participation…
Lire les propositions, L’Étudiant de France, N°1 Octobre 1970

1er SEMESTRE 1970 ● LA RÉPONSE D’EDGAR FAURE AU MOUVEMENT ANTICAPITALISTE DE MAI ● Ce texte publié dans la revue « Recherches Universitaires » dans le cadre d’un numéro intitulé : « Milieu étudiant et classes sociales » revient sur les propositions d’Edgar Faure pour analyser le texte de la réforme et les buts poursuivis par le Gouvernement . Loin d’être une réponse au mouvement étudiant, l’auteur explicite comment cette loi est une adaptation technique aux nouveaux besoins du capitalisme. La participation, maître mot de la réforme, institutionnalise le dialogue, mais ne répond pas à la lutte contre l’université de classe, et ne remet nullement en cause le contenu idéologique de l’enseignement. La question qui se pose aux étudiants est donc celle de l’attitude à adopter vis-à-vis de cette participation et de son pouvoir mystificateur. Car le replâtrage moderniste proposé ne modifie en rien le caractère de classe de l’université et la fonction qu’elle se doit d’accomplir pour répondre aux besoins de la société capitaliste. ● Recherches Universitaires N°1, Edition MNEF, [1er semestre 1970] 

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