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1962

8 FÉVRIER 1962 ● UNITÉ SYNDICALE CONTRE LES ACTES CRIMINELS DE L’O.A.S ● MANIFESTATIONS Á LA BASTILLE ● METRO CHARONNE  ● Déclaration d’appel unitaire des syndicats C.G.T.de la Seine et de l’Oise, de l’Union régionale parisienne C.F.T.C., du SGEN, des sections de la Seine et de l’Oise de la F.E.N, du P.C., du PSU, des Jeunesses catholiques, des JSU, et des Étudiants du PSU, du Mouvement de la Paix et du M.L.O (Mouvement de libération ouvrière) : "Les complicités et l'impunité dont l’OAS bénéficie de la part du pouvoir malgré les discours officiels, encouragent ses actes criminels. Une fois de plus, la preuve est faite que les antifascistes ne peuvent compter que sur leurs forces, sur leur union, sur leur action".  La manifestation est interdite par le gouvernement, qui invoque le caractère anti-gouvernemental de l'appel (contrairement à celui du 6 février). Le bilan (8 morts, des centaines de blessés) est écrasant pour le pouvoir gaulliste. Les communiqués du Ministère de l'Intérieur invoquent des provocations de « commandos communistes organisés ».
(Extraits Analyses et Documents, N° 29 Mars 1962)
Voir aussi la rubrique ESU/UNEF au 13 février 1962

9 et 13 FÉVRIER 1962 ● GRÈVES ET MANIFESTATIONS UNITAIRES CONTRE LE GOUVERNEMENT DANS TOUTE LA FRANCE ● La grève a été suivie massivement, de 15 à 16 heures. Très souvent, des groupes de plusieurs centaines de grévistes ont manifesté dans les rues, ou assisté à des meetings (ii y en eut deux à Toulouse : 5.000 personnes, à l'appel de C.G.T., C.F.T.C., F.E.N., S.G.E.N., U.N.E.F., P.C., P.S.U. ; 300 à l'appel de F.O. et S.F.I.O.). L'unification du mot d'ordre de grève, devait faire des obsèques une manifestation d'une énorme puissance dont l'importance politique n'a échappé personne. Le fait que le gouvernement l'ait autorisée n'a pas empêché qu'elle apparaisse clairement comme une manifestation antigaulliste encore plus qu'anti-O.A.S. Une épreuve de force venait de se conclure à l'avantage du mouvement ouvrier, pour la première fois depuis longtemps.
(Extrait Analyses et Documents, N°29, 15 Février 1962)

13 FEVRIER 1962 ● FIN DE LA GRÉVE DES MINEURS Á DECAZEVILLE ● Les mineurs ont repris le travail après 63 jours de grève. La grève a commencé le 19 décembre 1961. La C.G.T. donne à cette grève un contenu plus que régional et souligne l’enjeu de celle-ci contre les décisions du Marché Commun. Le bureau confédéral de la C.F.T.C réclame une discussion avec le gouvernement sur les reconversions des régions minières et le développement des régions non industrialisées. Le gouvernement a accordé aux mineurs des avantages matériels mais n’a pas cédé sur le fond. De tels conflits dans le cadre de la concentration industrielle et de la spécialisation de plus en plus poussée à l’échelle européenne risquent de se reproduire dans l’avenir.
(Extrait Analyses et Documents N°30 1er mars 1962)

23 FEVRIER 1962 ● CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA F.N.E.F.●  Son président MOLIN YSAL déclare, "l'apolitisme strict est stérile et dépassé, les étudiants veulent un mouvement qui lutte pour de véritables revendications syndicales" et précise que la FNEF a invité ses membres à s'associer le 12 février aux rassemblements devant les monuments aux morts (initiative de la S.F.I.O.). Le programme présenté suggère la création dans toutes les villes universitaires d'un organisme permanent de rencontre "Université-économie", de regroupements d'étudiants par discipline au sein du marché commun, d’un programme de construction de logements. A cet égard, la F.N.E.F. envisage la création d'une société civile immobilière mixte composée d'associations étudiantes et d'actionnaires privés.
(Extrait Analyses et Documents, N°30, Mars 1962)

24 FÉVRIER 1962 ● LA  FÉDÉRATION UNIE DES AUBERGES DE JEUNESSES (F.U.A.J.)  publie un texte dans lequel elle affirme "qu'il est de son devoir de participer avec tous les républicains à la lutte contre le fascisme” … tout en réaffirmant son apolitisme !
(Extrait Analyses et Documents, N°30, Mars 1962)

18 MARS 1962 Accords d'Evian négociés entre les représentants du gouvernement français et ceux du Front de libération nationale (FLN), pour mettre un terme au conflit, décision d'un cessez le feu et organisation d'un référendum visant à accorder à la population algérienne l'indépendance vis à vis de la France.

Les jeunes et l'armée : un mouvement très important se développe en France contre l'enrôlement des jeunes dans l'armée.
Nombreux sont les jeunes Français à être poursuivis, emprisonnés, condamnés, pour refus de participation à cette guerre ou pour être venus en aide aux combattants algériens. Le PSU les soutient.
"
Tract " Amnistiez les insoumis ! "

MARS 1962 ● NAISSANCE du F.U.A. (FRONT UNIVERSITAIRE ANTIFASCISTE) ● Face aux hésitations du bureau de la F.G.E.L. (Fédération Générale des Etudiants en Lettres) à proposer un programme d'action contre toutes manifestations de droite au Quartier Latin, constitution d’un « Front Universitaire Antifasciste », dans lequel nombre de membres de l'U.N.E.F. militent aussitôt. Refusant de s'engager en tant que tel, le bureau de la F.G.E.L. démissionne d’abord - pour protester contre ce qu'il considère comme un fait accompli contre lui -, puis reprend sa démission, acceptant alors d'entrer au F.U.A. sous réserve que l'exécutif du front soit modifié (un représentant par syndicat, un représentant pour les dix comités antifascistes, des observateurs pour les partis politiques). Le F.U.A. maintenant son actuelle représentation - un délégué par syndicat, dix pour les comités antifascistes - le bureau de la FG.E.L  démissionne définitivement. Les perspectives de la F.U.A. se cantonnent à cette date à la lutte contre l’O.A.S.
(Extrait Analyses et Documents, N°30, Mars 1962)

31 MARS - 1er AVRIL 1962 ● 3ème CONFÉRENCE NATIONALE ETUDIANTE ORDINAIRE ● Jacques Kergoat devient secrétaire général, au sein d'un SNE de 7 membres comprenant notamment Jacques-Arnaud Penent (responsable région parisienne) et Jean-Louis Peninou (responsable province).
Lire le Rapport d'activité à la rubrique ESU

18 AU 25 AVRIL1962 ● 51ème CONGRÈS DE l'UNEF Á REIMS 

1er JUILLET 1962Référendum consacrant l'indépendance de l'Algérie

20 JUIN 1962 ● ARRÊT WALLON ● Le Tribunal Administratif de Paris considère que le fait qu'un candidat à l'ENA, Dominique Wallon, Vice-Président UNEF à l'International, critique vivement la politique du gouvernement face à la guerre d'Algérie justifie son exclusion au concours d'entrée à l'ENA, considérant que son attitude est contraire à la réserve dont il doit faire preuve.

30 JUIN - 1er JUILLET 1962 ● CONSEIL NATIONAL DU PSU

JUILLET 1962 ● ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’UNEF, où éclate un premier débat centré d'abord sur le logement et un peu plus généralement sur la gestion (des centres de polycopies, des foyers). Démission du président élu à Reims.

22 AOÛT 1962 ● attentat au Petit Clamart contre de Gaulle revendiqué par l'OAS (organisation de l'Armée Secrète favorable à l'Algérie française), cet attentat est prétexte pour le Général de Gaulle pour proposer l'élection du Président de la République au suffrage universel.

29 SEPTEMBRE 1962Algérie - Election de Ben Bella, chef du Front de libération (FLN)

5 OCTOBRE 1962 Adoption d'une motion de censure contre le gouvernement ; le lendemain, De Gaulle dissout l'Assemblée Nationale. Une situation politique complexe où les différents partis politiques s’affrontent. Le point de vue des étudiants de Paris sur ce contexte politique :
Extrait de "Front Lycéens Etudiants de Paris ": résultat d’un questionnaire adressé au 5 formations politiques

OCTOBRE - NOVEMBRE 1962Échec du " Cartel du Non " au référendum (28 octobre) sur l'élection du président de la république au suffrage universel, et aux élections législatives qui en découlent (18 et 25 novembre).
Lors du référendum, le PSU prend position pour le "non " mais rejette "toute collusion avec les éléments réactionnaires ".
Les élections législatives sont marquées par la progression de la gauche, mais surtout par la déroute de la droite modérée au profit des gaullistes de l'UNR-UDT (regroupement de l'Union pour la nouvelle république et de l'Union démocratique pour le travail), qui obtiennent la majorité absolue à l'assemblée nationale : Georges Pompidou redevient Premier Ministre.
Le PSU obtient deux élus seulement : Tanguy-Prigent à Morlaix et Raoul Bleuse à Alfortville ; ce dernier démissionne du PSU peu de temps après son élection.

NOVEMBRE 1962 ● 21ème CONCILE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE ●  Depuis le dernier Concile, prés d’un siècle s’est écoulé ; un siècle durant lequel l’histoire a vite évolué et les rapports de forces politiques, idéologiques, économiques et sociaux, ont bien changé. L’Eglise éprouve le besoin d’adapter ses structures et sa doctrine à cette évolution.
Voir le compte-rendu, Sorbonne Action N°1, Novembre 1962

24 – 25 NOVEMBRE 1962 ● JOURNÉES D’ÉTUDES SYNDICALES DES MILITANTS DU PSU EXERÇANT DES RESPONSABILITÉS Á L’UNEF

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