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1968

13-14 JANVIER 1968 ● ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’UNEF ● Le rapport présenté par le bureau national de l’UNEF inscrit son action dans le cadre "d'une pratique syndicale de base". L'échec de la semaine nationale d'action est le reflet du manque de communication et de discipline syndicale de la part des AG.E.
Extrait du rapport présenté par le B.N à l'A.G

DÉBUT 1968 ● LANCEMENT PAR LE BUREAU NATIONAL UNEF D’UNE SOUSCRIPTION NATIONALE « POUR RENFORCER ET DÉVELOPPER LE SYNDICALISME ÉTUDIANT » (En réalité, il s'agit tout simplement d'essayer de disposer de quelques moyens d'intervention, compte tenu de la situation financière catastrophique dont les ESU ont hérité en février 1967.)

27-28 JANVIER 1968 ● STAGE INTERNATIONAL DE L’UNEF près de Caen.

4 FÉVRIER 1968 ●  1ère  RÉUNION DU « COMITÉ POLITIQUE ÉTUDIANT » (CPE)  DES ESU ● Celui-ci avait été élu à la Conférence Nationale Étudiante de décembre 1967.

19-21 FÉVRIER 1968 ● ACTION OUEST-EUROPÉENNE DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE VIETNAMIEN ● L'UNEF relance l'action sur le Vietnam à l'occasion de la "journée de solidarité des Jeunes et des Etudiants contre le colonialisme et l'impérialisme.
Lire aussi la Lettre du Bureau National PSU appelant les militants à se mobiliser avec le FNL à la rubrique ESU/PSU

20 FÉVRIER  1968 ●  LETTRE DE MICHEL PERRAUD, PRÉSIDENT DE L’UNEF AUX ADMINISTRATEUR DU CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES ET SCOLAIRES en prévision de la venue, le 22 février, du Ministre devant le conseil d'administration (CNOUS). Celui-ci, doit en particulier discuter de l'aménagement des règlements intérieurs des résidences universitaires, et des résultats de l'enquête sur le mode de fixation du prix des repas dans les « restau-U ». Depuis décembre 1966, le bureau national de l'UNEF boycotte les réunions du CNOUS.

24-25 FÉVRIER 1968 ● ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA FRUF (Fédération des étudiants des Résidences Universitaires de France) Elle décide  d'une campagne revendicative nationale fondée sur 19 points, et mandate son bureau national pour "demander au bureau national de l'UNEF d'organiser cette journée nationale".

14 MARS 1968 ● JOURNÉE NATIONALE D’ACTION DE L’UNEF ET DE LA FRUF (Fédération des étudiants des résidences Universitaires de France).Voir aussi la rubrique Vie étudiante/ Cités niversitiares article de l'Express signé Jacqueline Giraud.

DIMANCHE 17 MARS 1968 ● ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE CONVOQUÉE PAR LE BUREAU NATIONAL DE L’UNEF Á COLOMBES (92) ● Il est décidé d'un accord pour la constitution d'un service d'ordre avec le PCF contre le CLER (Comité de liaison des étudiants révolutionnaires - trotskystes "lambertistes ") dont "l'indiscipline syndicale " est condamnée par un "appel " présenté par le bureau national et voté par l'assemblée générale.

29 MARS 1968 ● 2ème (ET DERNIÈRE) RÉUNION DU COMITÉ POLITIQUE ÉTUDIANT DES ESU ● Préparation de la conférence nationale étudiante prévue début mai. Le secrétariat national étudiant est réduit à 4 membres dont Michel Capron, qui assume la fonction de secrétaire national par intérim jusqu'à la conférence nationale étudiante.

30 - 31 MARS 1968 ● CONSEIL NATIONAL DU  PSU AU PALAIS DES CONGRÈS DE VERSAILLES SUR LE THÈME DES LUTTES SOCIALES

4 AVRIL 1968 Assassinat de Martin Luther King

5 - 8 AVRIL 1968 ● CAEN ● 22ème CONGRÈS DE L’UGE  (Union des Grandes Ecoles).

9 AVRIL 1968 ●  Inauguration du centre spatial français à Kourou en Guyane

15 - 17 AVRIL 1968 ●  COLLOQUE D’AMIENS ● Organisé par l'Association pour l'Expansion et la recherche scientifique, et accueilli par Robert Mallet, premier Recteur de la nouvelle Académie d'Amiens, il réunit 500 participants, de la maternelle à l'université, pour réfléchir aux problèmes de formation des maîtres et de pédagogie dans l’enseignement primaire et secondaire.
Voir aussi la rubrique Université/Débats et analyses

21 AVRIL 1968 ●  ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’UNEF ● Démission de Michel Perraud de la présidence ; il doit être remplacé par Jacques Sauvageot, mais l'assemblée générale est interrompue, suspendue, et convoquée à nouveau le 28 avril par le secrétaire général, Jean-Daniel Bénard, elle doit se tenir le jeudi 2 mai à la salle du ciné-club d'Antony ; elle n'aura finalement pas lieu en raison des évènements de Nanterre et de la Sorbonne.

3 - 5 MAI 1968 ● CONFÉRENCE NATIONALE ÉTUDIANTE DU PSU (9ème CNE des ESU) rue Mademoiselle Paris 15° elle a fait l'objet d'une préparation marquée par la présentation, par la section de Marseille, d'un texte qui se veut "l'esquisse d'une orientation pour une relance des ESU", et qui a pour caractéristique de n'avoir été ni suscité ni contrôlé par le bureau national du PSU.
Un secrétariat national de 11 membres est élu (mais disparaît en mai, et sera remplacé au conseil national de fin juin), ainsi qu'un comité politique étudiant (CPE) de 30 membres (18 majoritaires, 12 minoritaires) qui ne sera jamais réuni. (Le maintien d'un comité politique étudiant était d'ailleurs fortement controversé, ce type de structure étant considéré comme ayant déjà prouvé par le passé sa relative incapacité à exister.)
Voir aussi la rubrique ESU

3 MAI - 8 JUIN 1968 ● 31 JOURS EN MAI ● Chronologie des mouvements étudiants et ouvriers établie par Alain Echegut
Tribune Socialiste – Spécial Mai 68, N°374 – 13 juin 1968
● Voir aussi la rubrique ESU/UNEF Mai 1968

30 MAI 1968 ●  Dissolution de l'Assemblée nationale.

5 JUIN 1968 ● INSTITUT D’ÉTUDES POLITIQUES ● ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES  ESU PARISIENS  (70 participants)● Election d’un" collectif ESU Paris" de 11 membres, immédiatement opérationnel (première réunion à l'IEP Paris le lendemain matin).

23 JUIN 1968 ●  PREMIER TOUR DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ●  Le PSU passe de 477 388 voix en 1967 à 888 386 en 1968, soit 4,01% au lieu de 2,13% des suffrages exprimés (lesquels sont à peu près les mêmes, un peu plus de 22 millions).
Cette progression est due au fait que le PSU a présenté 316 candidats au lieu de 105. Ce recul est dû au fait qu'existait en mars 1967, contrairement à juin 1968, un accord électoral avec la FGDS. (Fédération de la Gauche démocratique et socialiste)

24-25 JUIN 1968 ● PARIS ● INSTITUT D’ÉTUDES POLITIQUES ● CONSEIL NATIONAL EXTRAORDINAIRE DES ESU  ● Malgré l'intensité de la période, 18 sections sont représentées (13 de province, 5 de Paris)  avec 42 participants à ce conseil. Élection d'un nouveau secrétariat de 18 membres, qui réunit les ex-majoritaires (8) et les ex-minoritaires (10) de la conférence nationale étudiante de début mai, largement sur les bases du collectif élu le 6 juin : 7 membres de la section Droit-Sciences Eco, 6 de la section Sciences Po, 2 de Sorbonne, 2 des Grandes Ecoles et 1 de Tours.

25 JUIN 1968 ● PARIS ● FAC DE DROIT RUE D’ASSAS ● MEETING DES ESU avec Manuel Bridier (membre du bureau national du PSU), Luc Barret et Jean-Louis Euvrard (militants étudiants du PSU) et Jacques Sauvageot (vice-président de l'UNEF).

26 JUIN 1968 ● PARIS ● SCIENCES-PO ● ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ESU PARISIENS  ● Elle élit un nouveau collectif de coordination parisienne, celui du 6 juin ayant constitué l'ossature du nouveau secrétariat national étudiant (élu la veille) ; le même jour, réunion de ce dernier avec le bureau national de l'UNEF.

30 JUIN 1968 ● SECOND TOUR DES ÉLECTIONS LEGISLATIVES ●  Le PSU n'a plus de député. Le PSU n'avait, compte tenu du départ de Guy Desson (Ardennes) à l'UGCS (Union des groupes de clubs socialistes) avec Jean Poperen, que trois députés sortants : Pierre Mendès-France à Grenoble, Yves Le Foll à Saint-Brieuc, et Jean Prat à Morlaix ; ils sont tous trois battus au second tour. Dans les six autres circonscriptions encore en lice au second tour où le PSU avait recueilli plus de 10% des suffrages exprimés au premier tour (et pouvait donc techniquement se maintenir au second), il est arrivé derrière le candidat communiste (cas notamment de Michel Rocard dans la 4ème circonscription des Yvelines), et s'est désisté en sa faveur au second tour.

4 JUILLET 1968 ● MUTUALITÉ ● MEETING DE LANCEMENT DES « UNIVERSITÉS POPULAIRES D’ÉTÉ avec Jacques Sauvageot, Fredo Krumnow, Marc Heurgon.
In fine, les "UNIPOPU " seront globalement un échec : quatre seulement peuvent être organisées durant l'été ; et une seule (Montpellier) peut être considérée comme un succès, contrairement à Rostronen, en Bretagne (échec), et Grenoble (semi-échec), la réalité de celle de Bourges restant à ce jour inconnue.

5-6-7 JUILLET 1968 ● GRENOBLE ● ASSISES DE L’UNEF ● Dans le cadre du "projet pour une nouvelle Charte de l'UNEF". Jacques Sauvageot décrira ainsi les forces en présence à Grenoble : "disparition quasi-complète de l'UEC ; absence totale de l'UJC-ml ; présence provocatrice des militants de la FER". A ces assises, un courant majoritaire s'est dessiné et a rédigé une charte nouvelle, définissant l'UNEF comme un mouvement politique de masse menant une lutte directement anti-capitaliste et anti-impérialiste ; Cette coalition recouvrait la JCR et les ESU et en outre les comités de grève ou d'action créés dans les facultés, notamment à Paris.
Voir aussi la rubrique ESU/UNEF
Tract « Pour une nouvelle Chartre de l’UNEF »

12-14 JUILLET 1968 ● REPRISE DU CONGRÈS DU SNES-Sup  qui avait été interrompu le 23 mai précédent.
Le rapport d'activité de la direction sortante est approuvé par 2445 mandats contre 1848, avec 731 abstentions et 23 refus de vote. Élue à la proportionnelle, la commission administrative comprend 27 majoritaires et 20 minoritaires (tendance animée par le PCF), l'orientation ayant été adoptée par 2520 "pour", et 2224 "contre" (234 abstentions, 102 refus de vote). Bernard Herzberg succède à Alain Geismar, qui avait démissionné le 27 mai précédent pour se consacrer à l'action politique.
- Le SNES-Sup déclarait à cette époque compter un peu plus de 6 000 adhérents (surtout en Sciences et en lettres), soit environ 30 % des membres de l'enseignement supérieur -

21 - 29 JUILLET 1968 ● GRENOBLE ● STAGE NATIONAL DES  ESU ● Initialement prévu à Aix-en-Provence, il est transféré à Grenoble, faute de pouvoir utiliser tout local universitaire ; 137 participants (dont 19 de la section Droit/Sciences éco de Paris).
Une cinquantaine d'entre eux se transporte en Avignon pour un meeting PSU le 29 juillet, avec Jacques Sauvageot , Luc Barret et Marc Heurgon, meeting au cours duquel Bernard Brain (Daniel Lubraneski) intervient pour les ESU.
Voir le compte rendu à la rubrique ESU

24 JUILLET 1968 ●  COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE  24 ORGANISATIONS ET JOURNAUX APPELANT Á LA CONSTITUTION D’UN « FRONT UNI CONTRE LA RÉPRESSION » ● Ils seront 26 le 1er août, jour de la conférence de presse organisée sur ce thème, dont notamment : l'UNEF, l'UGE, les CAL, le PSU, la « Coordination des CA », mais aussi le MCAA - Mouvement contre l'armement atomique, l'UCRG - Union des clubs pour le renouveau de la gauche - Alain Savary, l'UGCS - Union des groupes et clubs socialiste - Jean Poperen , le CERES - Centre détudes et de recherches et d'éducation socialiste - Jean-Pierre Chevènement, "Objectif 72" (Robert BURON), et les journaux et revues Témoignage Chrétien, Le Nouvel observateur, Combat,  Les Temps modernes, Les Cahiers de Mai. C'est Henri Leclerc qui ouvre la conférence de presse.

24-25 JUILLET 1968 ● DIscours programme d'Edgar Faure à l'Assemblée nationale : "si ceux qui réclamaient l'imagination au pouvoir n'ont pas pris le pouvoir, il reste au pouvoir à prendre l'imagination".

26- 27 JUILLET 1968Massacre d'étudiants à Mexico
Voir aussi la rubrique INTERNATIONAL

12 AOÛT 1968 ● LA PREMIÈRE RÉUNION DU « COMITÉ D’INITIATIVE POUR UN FRONT UNI CONTRE LA RÉPRESSION" se tient au siège du PSU, rue Mademoiselle, et désigne un secrétariat provisoire de quatre membres, dont deux pour le PSU (Jacqueline Giraud et Philippe Laubreaux), un CERES (Paul Calandra) et un pour les Comités d'action (Jean-Loup Stéphane).

20- 21 AOÛT 1968 Entrée des chars soviétiques à Prague

23 (DÉBUT RÉEL LE 24)  -  26 AOÛT 1968 ●  GRENOBLE ● STAGE NATIONAL DES CADRES ESU ● (43/45 participants). A ce stage  sont redéfinies les équipes effectives de travail du bureau national de l'UNEF et du secrétariat national étudiant à la rentrée de septembre. 

28 AOÛT 1968 ●   BRUXELLES ● RENCONTRE ENTRE DES DÉLÉGATIONS DES ESU ET DE LA JCR ( Daniel Bensaïd, Jean-François Godchau, Henri Weber) ●
Un compte rendu ultérieur de cette réunion fait apparaître un désaccord sur la visée à long terme : la JCR est intéressée par l'organisation et la formation d'une avant-garde à l'université ; elle prétend n'avoir que peu de visées immédiates sur le bureau national (UNEF), sauf sur la commission Internationale ; elle compte cependant lancer une offensive sur quelques secteurs (Caen, Toulouse, Dijon, la FGEL) en vue de se renforcer au sein de l'UNEF.

29- 30 AOÛT 1968 ● BRUXELLES ●  RENCONTRE INTERNATIONALE Á L’INITIATIVE DE L'UNEF, avec des organisations politiques étudiantes de 6 autres pays ouest-européens : Allemagne, Angleterre, Belgique, Italie, Pays-Bas, Suisse. Sont présentes pour la France des délégations de l'UNEF, des ESU et de la JCR. Le SDS allemand est présent.
Voir en complément la rubrique INTERNATIONAL

29 AOÛT - 1er SEPTEMBRE 1968  ● MELUN ● CENTRE DU ROCHETON ● STAGE DU COMITÉ POLITIQUE NATIONAL DU PSU  ● Le comité politique national du PSU consacre ces journées à l'analyse du mouvement de mai, et reçoit un certain nombre d'invités, notamment : André Barjonet (ancien secrétaire du centre d'études économiques de la CGT, nouvel adhérent PSU), Edmond Maire (CFDT, secrétaire général de la fédération des industries chimiques), Frédo Krumnow (CFDT, secrétaire général de la fédération Hacuitex - habillement, cuir, textile), Marcel Gonin (CFDT, fédération de la défense nationale), Jean Petite (SNES - Syndicat national de l’enseignement secondaire), Robert Cottave (secrétaire général de FO-cadres), Gilles Martinet (PSU, Le Nouvel Observateur), Serge Mallet (PSU, sociologue), Harris Puisais (ancien directeur de Tribune socialiste).

2 SEPTEMBRE 1968 ●  RÉUNION DE LA NOUVELLE ÉQUIPE  UNEF à l'UGE
A noter que les problèmes financiers restent entiers : « il reste 25 millions de dettes, dont la quasi-totalité en procès qui aboutiront dans l'année, donc possibilité de saisie ».

9 SEPTEMBRE 1968 ● PARIS ● SIÈGE DU PSU, 81 RUE MADEMOISELLE ● ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE RENTRÉE DES MILITANTS ESU DE PARIS  ● Pour  préparer notamment l'UNIPOPU (université populaire) de Paris. Celle-ci est finalement limitée à quelques initiatives communes de sections étudiantes et locales du PSU (Colombes et Paris XIV notamment, Aubervilliers avec d'autres partenaires) entre le 18 et le 27 septembre.

13 SEPTEMBRE 1968 ● LE JOURNAL LE MONDE PUBLIE UNE LIBRE OPINION DE JACQUES SAUVAGEOT ●  A PROPOS DES REFORMES UNIVERSITAIRES PREPARÉES PAR EDGAR FAURE :  "NON  LA BAULE N’EST PAS UNE VILLE UNIVERSITAIRE " ● Le texte est une analyse balancée des opportunités et des risques que présente pour la contestation universitaire le projet de loi en cours de discussion parlementaire ; le titre quant à lui vise la contestation rencontrée par Edgar Faure sur son projet de loi d’orientation devant les assises de l'UDR qui viennent de se tenir à La Baule. Paris-Match n° 1011 du 21 septembre 1968 titre en couverture : " Edgar Faure contesté à La Baule" Cette contestation se traduira d'ailleurs par le report de l'adoption du projet de loi d’orientation.
Voir en complément la rubrique Université/ participation

14 SEPTEMBRE 1968 ● RÉUNION DES ESU PRÉPARATOIRE AU CONSEIL D’ADMINISTRATION EXTRAORDINAIRE DE LA MNEF ● A partir de septembre, Bernard Brain assure de fait le rôle de secrétaire national.

17 SEPTEMBRE 1968 ● TRACT NATIONAL DE RENTRÉE DE L’UNEF INTITULÉ "L'UNEF PROPOSE" ● L'attitude à avoir vis-à-vis des structures prévues par la future loi reste encore ambivalente ; on y lit en effet, à quelques lignes d'intervalle :
- " Les étudiants seront élus au conseil de cogestion. Il n'est pas question que l'UNEF en tant que telle y participe. "
- " Si les élections ont lieu sur listes, les militants de l'UNEF ne participeront à ces élections que dans la mesure où ils pourront défendre un programme correspondant à la nature du mouvement de mai. "
Voir le tract intitulé « L’UNEF propose. »

26 SEPTEMBRE 1968 ●  RÉUNION DU GROUPE DE TRAVAIL PSU/ESU/UNEF ● Chez Abraham Behar, à l'invitation de Marc Heurgon.  Cette configuration informelle " tripartite " est mise en oeuvre depuis la rentrée (première trace attestée : le 17 septembre) par Marc Heurgon pour homogénéiser les prises de décision sur le front étudiant ; on peut aussi dire que cela conduit évidemment à ce que les orientations "en amont" échappent largement aux organes respectifs des trois organisations concernées.

28 - 29 SEPTEMBRE 1968 ● SAINT-PRIX (95) ● STAGE DE RENTRÉE DE LA SECTION DROIT/SCIENCES ECO PARIS DES ESU ● Sont présents  55 participants, dont 9 font partie du bureau national de l'UNEF et/ou du secrétariat national étudiant des ESU. La section est la plus forte des sections parisiennes des ESU ; elle choisit de se structurer par groupes locaux, afin de pouvoir mener à la fois une action sur la faculté et dans les quartiers.

4 OCTOBRE 1968 ● JOURNÉE NATIONALE DE SOLIDARITÉ AUX LUTTES ÉTUDIANTES DANS LE MONDE.

9 OCTOBRE 1968 ● PARIS ● A LA MUTUALITÉ ● MEETING DE RENTRÉE DE L’UNEF 1200 participants selon le quotidien Le Monde. Prévu initialement dans le grand amphithéâtre de la faculté de Droit rue d’Assas, il y avait été interdit par le doyen.

10 OCTOBRE 1968 ●  PREMIER DÉBAT A L’ASSEMBLÉE SUR LE PROJET DE  LOI FAUREIl est adopté par 441 voix contre 0 ; les 33 communistes et 6 gaullistes ne prennent pas part au vote.

16 OCTOBRE 1968 ● PARIS● GRAND AMPHITHÉATRE DE LA FAC DE DROIT D’ASSAS ●  MEETING DE L’UNEF en présence d'un millier (selon Le Monde) de participants, Jacques SAUVAGEOT procède à une très forte dénonciation de la loi en cours de discussion ("la prétendue réforme universitaire") ; on peut dater de ce jour la prise de position publique de l'UNEF contre la participation. - Le ministère de l’Éducation nationale avait jugé "inopportun dans les circonstances actuelles" la tenue du meeting, mais les ESU parisiens avaient reçu instruction "d'entrer à la faculté de droit dès midi et avant 14 heures pour prévenir toute fermeture de la faculté et permettre ainsi le déroulement du meeting de 18h à 21h " ; c'est ce qui fut fait ; il y eut cependant à repousser vers 22h l'intrusion militarisée d'une vingtaine de militants d'extrême droite. -

29 OCTOBRE 1968 ● RÉUNION AU SIÈGE DU PSU DES LYCÉENS DU PSU DE LA RÉGION PARISIENNE ● Celle-ci est convoquée par le collectif lycéen (Louis Adam)

31 OCTOBRE 1968 ●  FORMATION DE LA GAUCHE PROLÉTARIENNE A PARTIR DE L’ex-UJCml.

1er NOVEMBRE 1968 ● PARIS ● SIÈGE DU PSU, RUE MADEMOISELLE ● STAGE SECRÉTARIAT NATIONAL ÉTUDIANT DES ESU et des membres ESU du bureau de l’UNEF

7 NOVEMBRE 1968 ● ADOPTION DE LA LOI D’ORIENTATION DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR (LOI FAURE) ●  Les deux décrets d'application relatifs aux élections paraissent dès le 8 décembre au Journal officiel.

11 NOVEMBRE 1968 ● LES BUREAUX NATIONAUX DE L’UNEF, DE LA MNEF, ET DE L’UGE REFUSENT TOUTE PARTICIPATION A LA COMMISSION VIE SOCIALE MISE EN PLACE PAR LE GOUVERNEMENT ● Ils le font savoir communément

13 NOVEMBRE 1968 ● ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ESU DE LA RÉGION PARISIENNE

23 - 25 NOVEMBRE 1968 ● 9ème  (c'est en fait la 10ème ) CONFÉRENCE NATIONALE ÉTUDIANTE DES ESU ●  (initialement prévue du 15 au 17 novembre). Le nouveau secrétariat national étudiant comprend 6 ESU de Sciences Po et 2 de Sorbonne. La section Sciences-Po présente un amendement affirmant "qu'aucune décision positive ou négative a priori sur le problème des alliances ne doit être prise avant le début du congrès de l'UNEF". Jacques Sauvageot présente  contradictoirement un amendement spécifiant qu'aucune alliance entre groupes politiques ne saurait être envisagée par un accord entre groupuscules politiques" ; sa position ne l'emporte que d'extrême justesse.
Voir les textes en complément à la rubrique ESU

30 NOVEMBRE 1968 ● CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA MNEF ●  les ESU, en tant que majoritaires à l'UNEF, prennent le Bureau de la Mutuelle.

1er DÉCEMBRE 1968 RÉUNION NATIONALE DES PRÉSIDENTS DES AGE ● Convoquée par le bureau national UNEF à la Cité Universitaire d'Antony

4 DÉCEMBRE 1968 ● RENCONTRE DU BUREAU NATIONAL DE L’UNEF AVEC LE BUREAU CONFÉDÉRAL DE LA CGT  ET DE LA CFDT ● 4 représentants, menés par Henri Krasucki le matin , et entrevue avec les représentants  CFDT l'après-midi ; le "dialogue de sourds" qu'a constitué cette rencontre est illustré par les communiqués divergents qui en ont résulté.

9 DÉCEMBRE 1968 ● PARIS ● MAISON DES LETTRES, RUE JEAN CALVIN ● RÉUNION DU BUREAU NATIONAL UNEF ● Elle est préparatoire au Congrès de l'UNEF ; sont invités tous les "membres" du bureau national , qu'ils soient officiels ou en appui soit 16 personnes.

21 - 24 DÉCEMBRE 1968 ● MARSEILLE ● 57ème  CONGRÈS DE L’UNEF ●   (initialement prévu du 20 au 22/12) : exclusion des AGE parisiennes « majos », invalidation d'AGE contestées, violentes attaques des "Comités d'action" et de la Ligue contre le bureau national de l'UNEF. La majorité sortante est réélue par 70 mandats sur 116 validés et présents ; Jacques Sauvageot est élu président de l'UNEF.
Voir aussi la rubrique ESU/UNEF

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