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> Les Grandes Ecoles


 


UNIVERSITÉ


1960

11–12–13 NOVEMBRE 1960 ● L’UNEF ET …L’UNIVERSITÉ DE FRANCE ● L’UNEF et l’UGE (Union des Grandes Écoles) ont organisé un colloque à Royaumont rassemblant une centaine d'industriels, de fonctionnaires, et d'universitaires. Ils étaient invités à s'interroger sur "l'adaptation de l’enseignement supérieur aux besoins de l'Économie Nationale ". Des solutions restent à trouver et il semble important que les professeurs et les étudiants fassent preuve d’invention pour réformer les structures qui freinent l'adaptation nécessaire de l’Université.
J. Moreau, Tribune Socialiste N°30, 3 décembre 1960
Voir aussi à la rubrique ESU/UNEF/ Enseignement, le compte rendu de l’Assemblée Générale extraordinaire du 2 Octobre 1960

JUIN 1960 ● DÉFENDONS LA LAÏCITE ● Le Comité National d’Action Laïque (C.N.A.L.) a obtenu 10 813 697 signatures pour la pétition lancée contre la loi du 31 décembre 1959. Cette offensive laïque est la preuve que le débat est engagée. Il doit se poursuivre car les décrets d’application publiés au Journal Officiel du 24 avril 1960, vont au-delà de la loi et favorise nettement l’enseignement libre et catholique.  Le P.S.U. soutient ces initiatives et encourage les membres des conseils municipaux ou généraux à refuser leur signature à tous les actes ayant pour objet l’attribution de fonds publics à des établissements privés.
Tribune Socialiste N° 12, 25 juin 1960

27 SEPTEMBRE 1960 ● DEUX COMMUNIQUÉS DU C.N.A.L. : NON Á L’ENSEIGNEMENT CONFESSIONNEL – PAS D’AUMONIERS DANS LES ÉCOLES ● Au moment où chacun constate l’insuffisance des crédits affectés à l’enseignement public, la Loi du 23 décembre 1959 dite « Loi Debré » annonce que l’enseignement privé pourra conclure avec l’État des contrats d’association. Les rémunérations des maîtres seront prises en charge par la puissance publique. En échange les écoles, sous contrat, devront respecter certaines règles : programmes et horaires nationaux, enseignants diplômés. Le C.N.A.L. dénonce vivement la mise en application de la loi et les facilités accordées à l’enseignement privé et invite tous les laïques à dénoncer cette cléricalisation du pays.
Tribune Socialiste N°22, 6 Octobre 1960

1962

FÉVRIER 1962 ● PARIS ● LE FRONT ANTIFASCISTE Á LA FACULTÉ DES SCIENCES ● Face à la dégradation de la vie démocratique française, face au soutien tacite du gouvernement vis-à-vis de l’OAS, l’idée d’un front étudiant commun qui s’était déjà manifesté dans les « comités de paix ou  pour la paix en Algérie » est renforcé par leur regroupement au sein d’un Front antifasciste organisé par un bureau élu, un responsable information, un responsable à l’autodéfense, un secrétaire. Les comités d’amphi restent la base de l’organisation. Les commissions de travail se proposent d'informer la masse des étudiants par tracts et publications du danger fasciste et de la riposte à envisager. Le Front Antifasciste est une organisation de combat pour le rétablissement de la démocratie. Toutes les Facultés seront contactées, professeurs, assistants, chercheurs et personnel compris.
Lire le texte de Marc-André Schwartz et Henri Vauquin, Tribune Étudiante, N°5-6, Janvier – Février 1962

1963

JANVIER 1963 ● SITUATION ACTUELLE DE L’ENSEIGNEMENT ● C’est sur des bases établies par Napoléon que s’organise l’architecture de l’enseignement tel qu’il est aujourd’hui. A chercher des solutions provisoires et à refuser une réforme d’ensemble, à traiter l’enseignement comme un parent pauvre du budget national, la situation actuelle, ne peut qu’empirer.
LE PLAN LANGEVIN-WALLON rédigé en 1944 par une commission ministérielle présidée par Paul Langevin et Henri Wallon est un plan de réforme audacieux et novateur. Il n’est pourtant qu’une référence et n’a jamais été adopté. L’article en précise les grandes orientations et les principes.
Journal Le Monde, semaine du 24 au 31 janvier 1963 N° spécial rédigé par les étudiants de la F.G.E.L.

JANVIER 1963 ● L’EXIGUÏTÉ DES LOCAUX INQUIÈTE LES ÉTUDIANTS DAVANTAGE QUE LES POUVOIRS PUBLICS ● La Sorbonne n’a plus la capacité à accueillir les étudiants inscrits et la situation ne fera qu’empirer avec le nombre d’étudiants attendu dans les années à venir. La Fédération des groupes d’études de Lettres propose d’être associé à la réflexion sur la construction de nouvelles facultés et d’être partenaires des choix qui seront faits pour remédier à ce manque de locaux.
Bruno Keysane, Journal Le Monde, semaine du 24 au 31 janvier 1963 N° spécial rédigé par les étudiants de la F.G.E.L.

7-13 AVRIL 1963 ● DIJON ●52ème CONGRÈS DE L’UNEF ● RAPPORT DE LA COMMISSION UNIVERSITAIRE ● Les textes présentés donnent un état des préoccupations syndicales de l’année 62-63 qui vont des questions sur la formation des enseignants à celle de la cogestion à l’université, au B.U.S, sans oublier les stages, le statut des techniciens supérieurs, l’allocation d’études, les dangers qui pèsent sur l'enseignement supérieur compte tenu que l'Etat n'assume pas ses responsabilités et s'appuie sur le secteur privé....Il est à noter plus particulièrement une réflexion approfondie sur la réforme nécessaire de l’enseignement supérieur et sur la place des moniteurs – assistants ou animateurs des groupes de travail. Le rapport d’orientation générale de la Commission aborde la question de l’étudiant « travailleur intellectuel ».
Rapport d’orientation générale de la Commission Universitaire – Dijon, avril 1963
Rapport de la commission universitaire - Dijon , avril 1963 Tome VII

OCTOBRE 1963 ● L’ÉLIMINATION ● Pierre Bibard dénonce les conditions d’études très difficiles à l’Université : locaux, amphis, cours et TD surchargés, logements éloignés, choix des orientations difficiles et obscures. Rien ne permet à l’étudiant de réussir ses examens. L’action syndicale, au travers des groupes de travail universitaire, ne peut à elle seule remédier à cet état de fait. Il faudrait pouvoir créer un dialogue entre étudiants et professeurs, dénoncer les modes d’enseignement et les structures non adaptées et pouvoir permettre à l’étudiant une analyse critique de la situation.
Le Monde 18 Octobre 1963 - Numéro spécial rédigé par l'Union Nationale des Étudiants de France

OCTOBRE 1963 ● LA RENTRÉE SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE VUE PAR LES CHIFFRES ● L’accroissement du nombre d’élèves et d’étudiants ajouté à l’afflux des rapatriés d’Algérie présage d’une rentrée 64 difficile, en particulier dans le secondaire et l’enseignement technique. Les chiffres parlent et montrent l’urgence qu’il y aurait à consacrer un budget beaucoup plus important tant pour les constructions que pour le recrutement de professeurs qualifiés.
Le Monde, 18 Octobre 1963 – Numéro spécial rédigé par l’Union Nationale des Étudiants de France
L’origine sociale des étudiants – in Le Monde, 18 Octobre 1963

1964

29 MARS – 4 AVRIL 1964 ● TOULOUSE ● 53ème CONGRÈS ● RAPPORT DE LA COMMISSION UNIVERSITAIRE ● Le rapport final de la commission adopté par une large majorité porte sur l’allocation d’études, la modernisation du contenu de l’enseignement, et sur l’adaptation nécessaire de l’Université aux exigences professionnelles. Outre ces thèmes, la discussion a porté sur la nécessité de l’action syndicale. Pour amener les étudiants à prendre conscience que l’Université dispense avant tout un enseignement théorique, loin des réalités professionnelles, la pratique syndicale, dénommée « pratique universitaire de base » et l’action revendicative sont à développer. La pratique intersyndicale pour concrétiser et élargir les revendications devra être réfléchie et recherchée tout comme le rapprochement avec d’autres mouvements de jeunesse.
Textes et discussions de la Commission Universitaire au Congrès de Toulouse

Voir aussi à la rubrique UNEF/Action syndicale les textes de MALRIEU, KRAVETZ et ROSTAIN discutés en commission.

La plateforme universitaire <points de vue sur la Commission Universitaire du Congrès avec des extraits du texte d’orientation universitaire>, in 21 x 27 – L’Étudiant de France – N° 7 - Spécial – Avril 1964- pp.7-10

1967

SEPTEMBRE 1967 ● PLATE-FORME INTERSYNDICALE CONTRE LES NOUVELLES RÉFORMES UNIVERSITAIRES CONFÉRENCE DE PRESSE DU JEUDI 28 SEPTEMBRE 1967
« Il nous faut avoir une politique offensive face aux réformes de l’université. Les deux axes de l’intervention syndicale concerneront les problèmes de contenus et les méthodes des enseignements » - Mise en place de comités étudiants-enseignants.
Lire la suite

NOVEMBRE 1967 ● RENTRÉE DIFFICILE POUR M.PEYRFITTE, DÉSASTREUSE DÉNONCENT LES SYNDICATS ! APPEL Á LA MANIFESTATION DU 9 NOVEMBRE 1967 Á LA SORBONNE
Le 9 Novembre, jour de la rentrée solennelle de l'Université de Paris, le Ministre de l'Éducation nationale vient à la Sorbonne constater les fruits de sa politique. Tous les étudiants, tous les enseignants affirmeront leur refus de faire les frais de la politique au pouvoir et leur volonté d'imposer leurs revendications.
Voir le tract

NOVEMBRE 1967 ● SECTION E.S.U CLERMONT-FERRAND ● L’UNIVERSITÉ EST EN CRISE ● APPEL A LA MANIFESTATION DE L’A.G.E.C. (U.N.E.F.) DU 15 NOVEMBRE ● Le manque de locaux universitaires rend la rentrée universitaire 1967 particulièrement difficile et sélectionne de fait, les étudiants. Les militants ESU mettent en cause la fonction idéologique de l’université, comme ses enseignements non adaptés. Ils refusent la subordination de l’université à l’économie capitaliste. Ils demandent une loi programme pour pallier aux urgences, une allocation d’études et une redéfinition du rôle et des moyens de l’université.
Voir le tract de la Section E.S.U. de Clermont-Ferrand

1968

FÉVRIER 1968  ● L’INADMISSIBLE SÉLECTION ● Les conditions désastreuses de la rentrée à la Faculté des Sciences de Paris serviront de prétexte à une sélection renforcée des étudiants à l’entrée de l’enseignement supérieur. Le manque de locaux est dramatique. Les étudiants mal informés sur les cursus et les filières, mal encadrés et peu soutenus abandonnent leurs études en cours de route. Cette constatation souligne non pas la responsabilité des étudiants mais bien la qualité de l’enseignement secondaire et universitaire qui n’a pas les moyens de répondre correctement à la demande. La sélection par l’échec ne peut être admise. Un travail de fond doit être pensé sur l’orientation. Cependant il est facile de prévoir que le Ministre de l’Education Nationale préfèrera se servir du prétexte des difficultés de la Faculté des Sciences de Paris pour mettre en place un système de sélection qui sera imposé à toute la France et pour longtemps.
Lire l’article de Monique Bonnet, Tribune Socialiste, Février 1968, N°360

15 - 17 MARS 1968 ● L’ÉCOLE SELON AMIENS ● Des membres du PSU ont participé au colloque d’Amiens sur les questions de la formation des maîtres et de la recherche pédagogique. Robert Chapuis, qui a présenté au colloque un rapport sur la formation des maîtres, fait le point sur cette rencontre.
Robert Chapuis, Tribune Socialiste N° 366, 28 Mars 1968

JUIN 1968 ● CONTESTATION : L’UNIVERSITÉ ÉLABORE SA TRANSFORMATION ● Pierre Naville fait le point sur la poursuite du mouvement étudiant dans les Universités. Des formes nouvelles d’enseignement, de recherche et d’examens sont discutées, et mises en place dans les facultés. La liberté d’expression politique, même si elle n’est pas encore admise par tout le corps enseignant, permet des débats critiques sur l’enseignement et une réflexion sur la participation directe des étudiants à tous les organismes de fonctionnement et de direction des universités. Le mouvement critique amorce une volonté réelle de transformation de l’Université.
Pierre Naville – Tribune Socialiste N° 376, 27 juin 1968

JUILLET – AOUT 1968 ● POUR UNE UNIVERSITÉ NOUVELLE AU SERVICE DES TRAVAILLEURS ● « Le mouvement de mai a montré que l’université libérale n’était qu’une façade lézardée. Mais l’action conjuguée du gouvernement et de la bourgeoise conservatrice risque de replâtrer l’institution… C’est pourquoi il faut avant tout poursuivre une critique totale de l’Université »…
Lire la suite : l’Etudiant de France, Juillet – Août 1968 N°2

12 SEPTEMBRE 1968 ● UNIVERSITÉ : UNE RENTRÉE INCERTAINE ● Désavoué par son propre camp et par les étudiants, .Edgar Faure joue une partie difficile. Comment peut-il imposer une réforme de l’Université qui réponde à l’attente des étudiants dans une société inchangée ? La liaison avec le monde du travail, amorcée par les Universités Populaires devra se poursuivre. La déclaration du Bureau National de l’UNEF indique les grandes lignes de l’action qu’elle mènera à court terme.
Jacqueline Giraud – Tribune Socialiste, N°380 – 12 septembre 1968
Abraham Béhar.- Les contradictions du régime gaulliste – Tribune Socialiste N°380, 12 septembre 1968

1969

8 MAI 1969 ● DIX SEPT UNIVERSITÉS SONT CRÉÉES Création dans le cadre de la loi d’orientation. Les arrêtés créant ces universités fixent en outre la liste des unités d’enseignement et de recherche.
" La mise en place de la loi d’orientation", Le Monde du 10 mai 1969.

17 DECEMBRE 1969 ● LYON ● DÉCLARATION D’OLIVIER GUICHARD SUR LES LIENS ENTRE L’UNIVERSITÉ ET LE TISSU ÉCONOMIQUE RÉGIONAL ● Les projets de réforme de la régionalisation permettront à l’Université de se moderniser en développant des liens forts avec le secteur industriel régional. Pour lui, l’Université pluridisciplinaire est la solution. La recherche pourra s’appuyer sur l’industrie pour se moderniser grâce à l’apport de fonds qui lui permettront un développement offrant des débouchés concrets aux étudiants.
"Guichard, un ministre plein de franchise", L’Etudiant de France, Janvier 1970 N°4

1970

3- 4 JANVIER 1970 ●  "EN DIX ANS L’UNIVERSITÉ EST DEVENUE D'ABORD UN ENJEU, PUIS UN TERRAIN DE LA LUTTE DES CLASSES" ●  R.Chapuis retrace l'évolution de l'Université et la situe dans le contexte syndical et de luttes anti capitalistes, pour le socialisme.
Stratégie Universitaire – Direction Politique Nationale des 3 et 4 Janvier 1970

JANVIER 1970 ● LA NÉCESSITE D’UNE STRATÉGIE UNIVERSITAIRE POUR LE COMBAT SOCIALISTE ● L’Université n’est pas une institution neutre, c’est un terrain de lutte étroitement liée à la lutte des classes. Analyse des stratégies politiques développée par les différentes forces de gauche face à la spécificité des propositions PSU qui se positionne pour une stratégie offensive, fondée sur une action de masse.          
Directives,  N°173 7 janvier 1970

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