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"Front" - Parti Socialiste Unifié, Mai 1962

 


VIE ETUDIANTE / ARMÉE



1960

OCTOBRE 1960 ● LA FORCE DE FRAPPE : EXTENSION DES POUVOIRS DE L’ARMÉE ● La discussion sur le projet de force de frappe atomique à l’Assemblée pose avant tout la question de la politique militaire de la France. Au-delà des discussions techniques, pour les européens de style M.R.P.et S.F.I.O., c’est la question de la prolongation de la guerre en Algérie au compte de l’OTAN, pour les socialistes du P.S.U., au-delà d’un instrument technique, c’est le symbole d’un développement des pouvoirs de l’armée sur le pays, d’une emprise de plus en plus profonde du système militaire sur la jeunesse, sur les milieux professionnels, sur l’économie, sur les rapports extérieurs. Il est urgent donc de proposer plutôt une politique de démilitarisation et d'expliciter largement les dangers de tels projets.
Tribune Socialiste N°24, 22 octobre 1960

1961

MARS 1961● SURSIS ● DES RETOUCHES AU DÉCRET DU 23 MARS 1960 ● Le décret modificatif N°61.118, paru au J.O. du 31 janvier 1961 doit permettre l’incorporation des "sursitaires abusifs" et "d’assouplir les mesures pour les catégories d'étudiants dont les études spéciales exigent des sursis plus importants". On remarque quelques améliorations réelles pour les candidats au bac et pour les élèves des écoles normales d'instituteurs. L'U.N.E.F. dans un communiqué a toutefois noté "un certain nombre de restrictions qui touchent gravement les élèves du technique et de la formation professionnelle non titulaire du baccalauréat et candidats à l’enseignement supérieur. Se trouvent ainsi défavorisés les élèves s'étant préparés à une grande école sans passer par la voie traditionnelle. Par ailleurs,  l'U.N.E.F. remarque que ces mesures ont été prises sans que la commission Armée-Jeunesse ait été consultée.
(Extrait Analyses et Documents, 2 Mars 1961,N° 13)

AVRIL 1961 ● NOUVELLE LOI SUR LES CAS DE RÉFORME : UNE PROTESTATION DE L’ASSOCIATION GÉNÉRALE DES ÉTUDIANTS EN MAISON DE CURE ● Après les propositions de loi sur l’avancement de l’âge de l’incorporation, les restrictions sur les sursis, désormais tout « exempté ou réformé avec la mention "définitif" se verra soumis dans les 5 ans à un nouveau conseil de révision ». Son droit qui découle de graves raisons de santé est donc remis en question. Les étudiants en Maison de Cure élèvent une protestation vigoureuse contre cet abus de pouvoir caractérisé ; ils se réservent toute voie de recours offerte par la loi
Tribune Socialiste N°39, 4 février 1961

26 MAI 1961 ● DIRECTIVES POUR LE TRAVAIL DANS L’ARMÉE ● LETTRE AUX FÉDÉRATIONS, ET SECTIONS ● L’action du Parti dans l’armée est une préoccupation essentielle dont le but est dans les casernes la constitution de « comités de Soldats ». Attention personnalisée auprès des conscrits, rapprocher les jeunes militaires de la population musulmane, mobiliser pour la paix…Présentation dans cette lettre d’un plan d’action
Voir le plan d’action publié dans la revue Directives, N°50, 26 Mai 1961

6 JUIN 1961 ● CONFÉRENCE DE PRESSE DE L’UNEF ET SEIZE ORGANISATIONS DE JEUNESSE ET D’ÉDUCATION POPULAIRE CONTRE LES SANCTIONS INFLIGES AUX MILITAIRES ● Etaient présents : les Éclaireurs de France, la Fédération des Foyers Léo Lagrange, Francs et Franches Camarades, la Ligue de l'Enseignement, l'Union des Grandes Écoles, les Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Éducation Active, le S.N.I., la Jeunesse en plein air (J.P.A), l'Association Chrétienne d'Étudiants. Tous réclament qu'aucune sanction ne soit prise contre les militaires du contingent ayant obéi aux ordres du gouvernement, donc désobéi aux putschistes, qui, selon 300 lettres les punissent,  depuis, de brimades ou mutations.
(Extrait Analyses et Documents, N°16, 15 juin 1961)

1962

JANVIER – FÉVRIER 1962 ● MÉTHODES D’ACTION PSYCHOLOGIQUE ● Arme bien plus dangereuse que toutes les autres, des méthodes d’endoctrinement sont mises en place par l’armée dans des centres de formation spécialisés en Algérie. Le Centre d'instruction, de pacification et contre‑guérilla (C.l.P.C.G) d'Arzew organise des stages de quinze jours pour les officiers d'active et de réserve et plus particulièrement les sous‑lieutenants. A travers ces cours, il est présenté la théorie classique de l'armée sur la guerre d'Algérie. L’intoxication s'exerce également de façon plus indirecte et plus hypocrite comme la désinformation répétée sur ce qui se passe ou ce qui se dit sans explication et présentée comme évidente.
L'action psychologique agit aussi sur les populations par des tracts, des panneaux d’information ; des hauts parleurs diffusent des contrevérités manipulatrices et méprisantes pour la population musulmane qui est caricaturée. Cette méthode ne réussit cependant pas à diviser les algériens, qui même s’ils reprochent aux fellaghas leurs actions, les considèrent malgré tout comme appartenant à leur communauté. Une méthode inutile et perverse.
Lire l’article de Tribune Étudiante N°5 – 6 , Janvier – Février 1962

1963

OCTOBRE 1963 ● FORCE DE FRAPPE ET DÉSARMEMENT ● L’affirmation réitérée par le Général de Gaulle de poursuivre sa politique de développement de la force de frappe militaire oblige l’UNEF à se positionner contre cette politique ruineuse, inefficace et dangereuse et à se rapprocher des forces démocratiques qui manifestent en faveur de la paix, pour le désarmement et contre le développement des armes atomiques
Jean-Claude Gillet, Le Monde N° Spécial UNEF – Vendredi 18 octobre 1963


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