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VIE ETUDIANTE / CITÉS UNIVERSITAIRES


1960

JUILLET 1960 ● BESOIN CROISSANT DE LOGEMENT POUR LES JEUNES ET ABSENCE DE POLITIQUE COHÉRENTE SUR LE LOGEMENT ● LES CHIFFRES ● Le Comité de Coordination des Association d’échanges internationaux (N°9) à partir des données chiffrées analyse la situation du logement des jeunes. En 1955 on recense 6,030 millions de jeunes de 15 à 25 ans. En 1954,  28 % des jeunes de cette tranche d'âge sont ouvriers 19,5 % agriculteurs, 18 % écoliers ou étudiants, d'autre part, 13,5 % d'entre eux sont mariés, près d'un tiers vivent - faute de logement - chez leur parents, et 4,75 % (254.500) vivent hors de leur famille et ne sont pas logés par leurs  employeurs. Pour les étudiants, les besoins actuels sont évalués à 56.500 lits, 20.000 seulement sont fournis par les locaux universitaires ou assimilés existants. L'U.N.E.F. estime que les besoins pour l'avenir immédiat sont de l'ordre de 51.000 nouveaux logements pour étudiants. Tous les foyers existants permettent d'héberger 15.000 jeunes travailleurs sur 200.000 jeunes déplacés et l'on prévoit un accroissement annuel des déplacements de l'ordre de 6.000.
(Extrait Analyses et Documents, N°14 11 Juillet 1960)

1963

JANVIER 1963 ● NOTRE PROBLÈME DU LOGEMENT● La question du logement étudiant est une vraie préoccupation au sein de l’UNEF. L’augmentation des effectifs étudiants viendra renforcer ce manque déjà dénoncé. Les cités universitaires ne sont pas une réponse adaptée et déresponsabilise l’étudiant car le prix demandé ne correspond pas à la réalité. Devant l’absence de bonnes solutions, (logement en HLM, studios chez les particuliers ou ghetto universitaire), les étudiants revendiquent une augmentation de l’aide directe et personnelle de l’Education Nationale pour le logement. L’UNEF revendique une allocation logement
Journal Le Monde du 24 au 31 janvier, numéro spécial réalisé par la F.G.E.L.

17 MARS 1963 ● LES RÉSIDENTS D’ANTONY FONT LA GRÈVE DES REPAS ● L’A.E.R.U.A. Association des Étudiants de la Résidence Universitaire d'Antony ont voté le principe de la grève suite à un référendum adopté par 1178 voix contre 83. Seuls 4 repas ont été servis contre les 1800 servis habituellement. Ils ont voulu protester contre la mauvaise qualité des repas, le prix qui représente un quart du budget étudiant et contre l’introduction par le gouvernement, dans les instances paritaires, de la F.E.P. (Fédération des Étudiants de Paris), syndicat factice créé en opposition à l’U.N.E.F. et qui a été chargé avec le COPAR de la gestion des restaurants universitaires parisiens.
Tribune Socialiste N°141, 23 Mars 1963

1965

NOVEMBRE 1965 ● ANTONY : QUELLES LEÇONS EN TIRER ? ● L’Association des résidents (AERUA) a mobilisé petit à petit les résidents et son action contre les règlements intérieurs des cités Universitaires touche massivement l’ensemble des cités universitaires. Jean Tercé replace la question du logement étudiant dans la perspective d’une politique nationale du logement qui doit s’intégrer dans le cadre des réformes de structures et définir les axes d’un nouveau mode de vie urbaine et rurale. À des luttes parcellaires vouées à l’échec, il oppose l’action politique de masse.
Tribune Étudiante Nouvelle Série, N°1 Novembre 1965 article signé Jean Tercé
Tribune Socialiste N°225, 30 janvier 1965 " Les étudiants protestent contre la nouvelle réglementation de la résidence universitaire"
Tribune Socialiste N°257, 23 octobre 1965 « Folklore étudiant ou syndicalisme ? » signé Jean Tercé

1967

14 FÉVRIER 1967 ● LA GRÈVE DES CITÉS UNIVERSITAIRES ● Le 14 Février, dans la plupart des cités universitaires, les citadins, sur mot d'ordre de la FRUF soutenue par l'UNEF, abolissent le règlement intérieur et tiennent des meetings de masse au coeur des cités. La très sévère réglementation des « visites » est un mobile et un objet de contestation.
Extrait - Éléments pour une histoire du Mouvement Étudiant avant Mai 1968, Centre de Coordination et de Recherche sur le Mouvement étudiant [1970]

23 MARS 1967 ● LA POLICE INTERVIENT POUR FAIRE RESPECTER LE RÈGLEMENT DE LA CITÉ UNIVERSITAIRE ● A Nanterre, des étudiants en résidence dans la cité universitaire, sont entrés, malgré l’interdiction des gardiens, dans les couloirs du pavillon des filles. Le Directeur de la cité fait intervenir la police. Un membre du cabinet du Ministre reçoit une délégation de la Fédération des Résidents Universitaires et accepte les discussions si le règlement intérieur est respecté, faute de quoi la police interviendrait à nouveau. L’Association des résidents de Nanterre publie un communiqué réclamant la liberté de circulation, de réunion et d’information politique, syndicale et religieuse.
Le Monde, 23 Mars 1967

24 MARS 1967 ● L’ « OCCUPATION » DU PAVILLON DES JEUNES FILLES A CESSÉ ● DES RÉSIDENTS SE DÉSOLIDARISENT DE CETTE ACTION ● A Nanterre mais aussi dans d’autres villes, comme à Nancy, des étudiants occupent les pavillons réservés aux jeunes filles et réclament la liberté de circulation et de visite entre bâtiments de garçons et de filles. Si des lettres de protestations contre ces actions sont envoyées au journal Le Monde, le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur déclare qu’une épreuve de force est engagée entre les étudiants de plusieurs résidences et le Ministère. Ils dénoncent les interventions policières dans les cités.
Le Monde, 24 Mars 1967

1968

14 MARS 1968 ● JOURNÉE NATIONALE D’ACTION DE L’UNEF ET DE LA FRUF ● (Fédération des étudiants des résidences Universitaires de France)Un article signé Jacqueline Giraud paru dans l’Express souligne l’exaspération des étudiants contre le règlement intérieur des cités universitaires. Les règlements sont obsolètes et ne correspondent ni à l’âge ni aux futures responsabilités des étudiants. Les garçons et les filles sont séparés et si dans certaines résidences les garçons peuvent aller dans les résidences des filles, l’inverse n’est pas possible. Contre cette vie de caserne, les étudiants avaient déjà manifesté un mois plus tôt, le 14 février. Mais il n’y a pas de dialogue possible avec les gestionnaires. Au-delà de cette crispation sur les conditions de vie, on note « cette volonté de ne plus simplement subir — un règlement de cité, une réforme de l'enseignement — mais de participer. », d’être acteur de sa vie. « Les étudiants se révoltent, critiquent et s’insurgent ». Partout dans le monde un vent de révolte souffle et montre, au-delà des différentes formes d’action, le désir d’en finir avec des structures inadaptées aux changements de la société.
Jacqueline Giraud, L’express N° 874, 18-24 mars 1968

1969

DÉBUT JANVIER 1969 ● GRÈVE DES LOYERS EN CITÉ Á MONTPELLIER ● Les étudiants se mobilisent contre la politique d’austérité menée par le gouvernement. Les comités d’action UNEF de Montpellier ont décidé la grève des loyers en cité Universitaire. Cette grève fragilise la gestion et l’équilibre financier du CROU pour faire pression sur le gouvernement qui a réduit la subvention d’équilibre et afin que le contrôle des structures de gestion par les étudiants devienne une réalité. Cette grève est suivie par la majorité des étudiants malgré les campagnes de désinformation de la Fédération des Cités Universitaires et l’UEC.
L’Etudiant de France, Nouvelle Série N°5, Février 1969

NOVEMBRE 1969 ● RÉSIDENTS, ÉTUDIANTS : UN SEUL COMBAT ● Le règlement intérieur des cités universitaires habituent les étudiants à être dociles, à travailler le plus possible afin d’écourter leur temps de formation. Les cités universitaires accentuent le rôle d’intégration idéologique et la ségrégation sociale. Elles offrent une possibilité de mobilisation importante. Depuis longtemps le mouvement étudiant dénonce la répression sexuelle en Cité Universitaire et l’austérité qui justifie des augmentations de loyers qui ont entraîné la grève des loyers à Censier. L’UNEF et La M.N.E.F peuvent être le relais des étudiants dans leur contestation.
Lire l’article de l’Etudiant de France, Novembre 1969, Spécial élections M.N.E.F 1969-1970

1970

JANVIER 1970 ● CITES U ● TEXTE D’ORIENTATION PROPOSÉ Á LA DISCUSSION PAR LA COMMISSION SOCIALE DU BUREAU NATIONAL DE L’UNEF ET LE SECTEUR INTERVENTION DE LA M.N.E.F Après une analyse de la situation dans les cités Universitaires et la dénonciation des interventions des réformistes, l’UNEF propose des axes de luttes à court et à moyen terme rapprochant les problèmes des cités et de l’Université.
L’Étudiant de France, N°4 Janvier 1970

 

 

 


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